Assurance chômage pour les indépendants : comment le gouvernement compte tenir la promesse de Macron ?

Assurance chômage pour les indépendants : comment le gouvernement compte tenir la promesse de Macron ?
Une agence Pôle emploi à Montpellier le 27 avril 2016.
A lire aussi

Orange avec AFP, publié le jeudi 30 novembre 2017 à 21h35

EMPLOI. Selon Les Échos, le gouvernement réfléchit à la mise en place d'une indemnisation forfaitaire de 700 à 800 euros par mois sur une durée de six mois à un an pour les travailleurs indépendants ayant perdu leur activité.

Pendant la campagne présidentielle, Emmanuel Macron avait proposé une assurance chômage "universelle", permettant notamment aux indépendants de toucher des allocations.

Une promesse loin de faire l'unanimité chez les partenaires sociaux. Le patronat craint que l'indemnisation des indépendants n'induise la création d'une nouvelle cotisation, tandis que les syndicats redoutent que l'arrivée de nouveaux bénéficiaires ne provoque une baisse des allocations.

Comment faire pour étendre le régime de l'assurance chômage sans faire exploser le budget ? La population potentiellement concernée est en effet très large puisque l'ensemble des travailleurs indépendants (micro-entrepreneurs, travailleurs indépendants classiques, dirigeants assimilés salariés et exploitants agricoles) représentent plus de 3 millions de personnes, soulignent jeudi 30 novembre Les Échos.

Toujours selon le quotidien économique, l'exécutif se veut prudent et réfléchit à un scénario visant à mettre en place une indemnisation forfaitaire, de 700 à 800 euros par mois, versée sur une durée de six mois à un an. L'idée est d'offrir une sécurité d'un montant supérieur au RSA, mais pas un revenu de complément comme pour les salariés.



Seuls seraient concernés les travailleurs indépendants qui exercent à titre exclusif, qui n'ont donc pas d'autre revenu. Les micro-entrepreneurs qui sont aussi retraités ou salariés seraient donc exclus du dispositif, ce qui permettrait de limiter à 50.000 ou 60.000 personnes environ le nombre de bénéficiaires par an et à 250 millions d'euros le coût de la mesure.

Mais rien n'a encore été acté. Il s'agit d'une des "options privilégiées mais non encore arrêtée", précisent Les Échos.

Vous êtes responsable des propos que vous publiez.
Merci de respecter nos CGU