Associations, centres d'action sociale, le gouvernement veut aller chercher les seniors non vaccinés

Associations, centres d'action sociale, le gouvernement veut aller chercher les seniors non vaccinés©FRANCOIS LO PRESTI / AFP

publié le mardi 13 juillet 2021 à 16h30

Pour inciter les seniors non vaccinés, public très fragile au Covid-19, à recevoir l'injection, le gouvernement veut mobiliser les réseaux d'actions locales.

Vacciner les seniors n'ayant pas encore reçu leur injection, c'est la priorité absolue du gouvernement qui redoute une remontée de la pression hospitalière, dans un contexte de hausse des cas de Covid-19.


Pour cela, le gouvernement va intensifier ses efforts pour aller au plus près des personnes âgées non vaccinées et leur proposer l'injection, dans le cadre du dispositif "aller vers" qui s'appuie notamment sur les associations et les centres d'action sociale, a indiqué mardi son porte-parole Gabriel Attal.

L'exécutif veut agir sur le socle de seniors qui ne sont toujours pas vaccinés pour cause d'éloignement ou de manque d'information, sachant que dans les pays où flambe le variant Delta, comme au Royaume-Uni, ce sont eux qui ont le plus de risque de développer des formes graves, a expliqué Gabriel Attal en marge du compte-rendu du Conseil des ministres.

Utilisation du tissu associatif

Des conventions ont été passées avec 700 associations pour identifier et inciter ces publics à se faire vacciner, a-t-il ajouté. Les professionnels de santé s'appuient aussi sur l'utilisation des fichiers canicule et les Centres communaux d'action sociale. Des vaccinations sont également organisées dans les soupes populaires, notamment pour vacciner les SDF, ainsi qu'au pied des tours d'immeuble dans les cités, a-t-il poursuivi.

Le conseil scientifique s'est dit vendredi préoccupé par le niveau de vaccination des "plus de 60 ans et des personnes à risque entre 40 et 60 ans". "Il reste 20% de personnes âgées non vaccinées, des segments entiers d'adultes non vaccinés y compris des vulnérables, qui constituent un réservoir très important pour une très grosse vague", avait averti mi-juin l'épidémiologiste Antoine Flahault.
 

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