Assemblée nationale : vague de licenciements chez les collaborateurs des députés LREM

Assemblée nationale : vague de licenciements chez les collaborateurs des députés LREM
Sur les 1.850 assistants parlementaires en poste, seuls 172 sont d'anciens collaborateurs (photo d'illustration).

Orange avec AFP, publié le vendredi 01 décembre 2017 à 17h10

Depuis l'élection des députés en juin dernier, c'est "l'hécatombe" dans les rangs des assistants parlementaires. 1.405 collaborateurs parlementaires auraient ainsi été licenciés, rapporte Le Monde qui a eu accès à un document de la questure de l'Assemblée nationale.



L'opération aurait coûté près de 36 millions d'euros, souligne le quotidien national.

Un chiffre plus élevé que prévu qui a obligé le palais Bourbon à puiser dans ses réserves financières.

Dans le détail, un terme a ainsi été mis à "environ 200" contrats depuis le début de la législature, selon un collaborateur parlementaire, "membre d'un syndicat actif à l'Assemblée", joint par Marianne. 80% de ces contrats rompus l'auraient été pendant la période d'essai des collaborateurs.

"ILS ONT PRÉFÉRÉ VIRER LEUR STAFF PLUTÔT QUE SE REMETTRE EN QUESTION"

Sur ces 200 contrats, le co-secrétaire général du Syndicat national des collaborateurs parlementaires, Mickaël Lévy, estime "entre 40 et 50" les dossiers "réellement conflictuels, au maximum".

Selon Le Monde, sur les 1.850 assistants parlementaires en poste, seuls 172 sont d'anciens collaborateurs. Le chiffre pourrait d'ailleurs être revu à la baisse car les équipes parlementaires ne sont pas encore tout à fait constituées.

La majorité des députés à l'origine de ces licenciements viennent de La République En Marche. "Quand ils ont vu qu'ils n'arrivaient pas à être les meilleurs députés du monde, ils ont préféré virer leur staff plutôt que de se remettre en question", dénonce un collaborateur licencié dans Marianne.

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