Assassinat de Samuel Paty : le tout dernier contact du tueur enfin identifié

Assassinat de Samuel Paty : le tout dernier contact du tueur enfin identifié©Panoramic (photo d'illustration)

, publié le mardi 09 mars 2021 à 09h50

Selon les informations du Parisien, après avoir décapité le professeur Samuel Paty à Conflans-Sainte-Honorine (Yvelines), Abdoullakh Anzorov a contacté un correspondant en Syrie nommé Faruq Shami.

L'enquête se poursuit pour tenter de retrouver la trace de ceux qui ont possiblement commandité l'assassinat de Samuel Paty.

Le professeur a été décapité à Conflans-Sainte-Honorine (Yvelines) le 16 octobre dernier à la sortie du collège où il exerçait. L'auteur de ce meurtre, Abdoullakh Anzorov, est un jeune terroriste d'origine tchétchène. Et selon les informations publiées le 8 mars par Le Parisien, après être passé à l'action, l'assaillant est entré en contact avec une dernière personne qui vient d'être identifiée dans l'enquête. Il s'agit là de son tout dernier échange avant d'être abattu par les forces de l'ordre.


Une fois son acte terroriste commis, Abdoullakh Anzorov a ainsi envoyé un message audio à 16h58 dont le contenu était : « j'ai décapité le prof, là je vais faire le djihad en France ». Un message joint avec une photo de la tête de Samuel Paty ainsi qu'une capture d'écran de sa revendication sur Twitter qu'il envoie à un mystérieux compte Instagram nommé Dnevnik_71. Derrière ce compte se cache en réalité un certain Faruq Shami, un djihadiste originaire du Tadjikistan.

Un membre d'une organisation djihadiste

Officiellement, Faruq Shami se présente comme un reporter indépendant. Il publie en ligne des reportages et interviews sur les actions des groupes djihadistes en Syrie. Comme le rapporte Le Parisien, il est en réalité membre actif de Hayat Tahrir al-Sham. Auparavant lié à Al-Qaïda, c'est une organisation djihadiste qui prend de l'ampleur à Idlib en Syrie.

À travers l'utilisation de comptes anonymes sur les réseaux sociaux, celui qui se présente en journaliste entretient la propagande djihadiste. Des actions repérées par la direction générale de la sécurité intérieure avant l'assassinat de Samuel Paty. « Il déploie au moins depuis début 2020 une intense activité de propagande en russe pour promouvoir son groupe, recruter des candidats pour la zone et récolter des fonds », révèle une source proche des services de renseignement selon Le Parisien.

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