Assassinat d'un professeur par décapitation  : le monde enseignant sous le choc

Assassinat d'un professeur par décapitation  : le monde enseignant sous le choc
Le collège du Bois-d'Aulne à Conflans le lendemain du drame

, publié le samedi 17 octobre 2020 à 10h30

L'assassinat par décapitation d'un professeur d'histoire-géographie vendredi 16 octobre dans les Yvelines a plongé la France entière dans l'effroi. Le monde enseignant a immédiatement réagi.

Après l'attaque au couteau qui a coûté la vie à un professeur d'histoire-géographie, vendredi 16 octobre, à Conflans-Sainte-Honorine (Yvelines), l'ensemble du monde enseignant a vivement réagi pour témoigner de l'horreur qui l'emplit.

Frédérique Rolet, secrétaire générale du Snes-FSU, a ainsi déclaré à franceinfo au lendemain de l'attaque : "Je suis extrêmement choquée. On apporte tout notre soutien aux proches de ce collègue, mais aussi aux enseignants du collège puisque c'est toute une équipe éducative qui va être traumatisée par ce drame affreux".

Face à ce crime atroce, elle ajoute que les "enseignants ne renonceront pas". Elle en a aussi profité pour louer les efforts et l'humanisme du corps professoral qui œuvre au quotidien pour développer l'esprit critique des jeunes  : "Cela fait vraiment partie de leur ADN, de se dire qu'il faut travailler avec tous les jeunes, quels que soient leur origine, leur religion, le quartier où ils habitent".



"C'est l'horreur qui frappe l'école aujourd'hui un professeur, sa famille et ses élèves", a, pour sa part, déclaré Stéphane Crocher, le secrétaire général du syndicat enseignant SE-Unsa, toujours sur franceinfo. Ce dernier a mis en avant "la grande émotion" du corps enseignant tout en ajoutant  que "personne dans notre société ne doit être tué pour sa liberté d'expression".

Un avis partagé par Sophie Vénétitay, la secrétaire-adjointe du syndicat enseignant Snes-FSU qui a affirmé sur le même média  : "C'est un acte effroyable. Nous avons ce soir un collègue qui a été assassiné, parce qu'il faisait son métier, parce qu'il avait choisi de faire cours en utilisant des caricatures, qui sont un des meilleurs moyens pour ouvrir l'esprit des élèves à l'autre, pour se confronter à la contradiction."

Blanquer reçoit parents et profs dès ce matin

De son côté, Jean-Rémi Girard, président du Snalc (syndicat du secondaire) a déclaré dans les colonnes de la Dépêche du Midi que, dans le monde enseignant, "nous avons besoin de comprendre l'enchaînement des événements, comprendre comment on peut finir décapité quand on est un enseignant au XXIe siècle".

En outre, de nombreux enseignants ont fait part de leur profonde tristesse et indignation sur Twitter. C'est le cas de Leïla Kaddour, journaliste à France 2 et ancienne professeur de lettres, qui a écrit : "Je suis prof et l'enfant de la République que je suis a le cœur lourd."

Enfin, franceinfo relève que Jean-Michel Blanquer recevait dès 9 heures, samedi 17 octobre, les représentants des personnels et des parents d'élèves et qu'il a promis qu'il s'adresserait par vidéo "à tous les professeurs, les personnels et aux familles".

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