Arrêts maladie : les motifs dévoilés par la Sécu à certaines entreprises

Arrêts maladie : les motifs dévoilés par la Sécu à certaines entreprises

L'Assurance maladie a lancé une expérimentation auprès de grandes entreprises anormalement touchées par l'absentéisme.

Orange avec AFP, publié le vendredi 26 janvier 2018 à 19h58

L'Assurance maladie a commencé à dévoiler à certaines entreprises de plus de 200 salariés les motifs d'arrêts maladie de leurs employés. L'anonymat de ces derniers restera cependant préservé. Objectif ? Pousser ces entreprises "à mettre en œuvre des actions de prévention" et "à réduire certains facteurs de risques".

Lombalgies, troubles musculo-squelettiques ou psychosociaux... Face à l'augmentation des pathologies liées aux conditions de travail, l'Assurance maladie a lancé une expérimentation auprès de grandes entreprises anormalement touchées par l'absentéisme.

Depuis novembre, "cinq entreprises ont été visitées, à Amiens, Bourg-en-Bresse, Marseille, Grenoble et l'une sur la Côte d'opale", a précisé mercredi à l'Express Laurent Bailly, en charge du programme. "Elles relèvent du secteur de l'aide à la personne, du conseil, du gardiennage et de la sécurité" et se distinguent par "un taux d'absentéisme énorme" de 20%.

Elle présentent également un nombre d'heures d'arrêts de travail "quatre fois supérieur à celui des entreprises de leur secteur et de leur région", a-t-il précisé. "Pour encourager la prise de conscience, nous convertissons les absences" en coûts directs et indirects.

Seuls certains troubles ciblés

L'Assurance maladie peut déterminer les motifs d'arrêts de travail soit parce que l'assuré a été contrôlé, soit grâce à des algorithmes reconstituant les pathologies à partir des données liées aux consultations et aux remboursements de médicaments. 

"Le traitement de ces données est autorisé par le Code de la Sécurité sociale", souligne-t-elle dans son communiqué. Les statistiques "partagées avec l'entreprise sont évidemment anonymes" et ne "concernent que des entreprises" de plus de 200 salariés "afin que le lien entre les causes d'absence et les salariés soit impossible".

Seuls "les arrêts pour troubles musculo-squelettiques (TMS), les lombalgies (même si elles peuvent relever d'un TMS), et ceux liés aux risques psychosociaux (RPS)" sont ciblés, précise par ailleurs Laurent Bailly. 

"Les partenaires sociaux ont donné le feu vert pour cette expérimentation, convaincus par les garanties de secret médical" apportées, assure-t-il. Selon lui, l'Assurance maladie vérifiera "dans six mois, si des actions ont bien été mises en place", suivant une "logique 'd'offre de service' et pas 'de contrôle'". Elle décidera après "évaluation" d'étendre ou non le dispositif à "plus d'entreprises".

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67 commentaires - Arrêts maladie : les motifs dévoilés par la Sécu à certaines entreprises
  • à speedygonzales, l'employeur a obligation de faire une déclaration d'accident du travail même s'il n'y a pas de témoin. C'est à la CPAM de valider ou non et de faire son enquête. Quand aux services des ressources humaines de mon boulot ils ne veulent plus entendre parler de cette personne qui est en arrêt depuis 9 mois et donc maintenant payée par la SS. Comme je l'ai expliqué cette personne étant une adepte des accidents du travail dans tous les établissements où elle est passée, et il y a environ 6 ans avec un passage devant le médecin conseil de la CPAM lui imposant de reprendre le travail le lendemain, et bien vous allez rire le soir même elle avait une prolongation de son médecin pour rechute.
    En tout cas ça n'empêche pas cette personne qui à soit disant un problème au poignet droit de faire plusieurs centaines de km par jour au volant de son fourgon 9 places pour l'avoir vu comme d'autres personnes.
    Alors oui il y a des abus mais s'il y avait plus de contrôles et moins de médecins complaisants...je vous laisse deviner la suite.

  • l abus de liberte
    tue la liberte

  • On s'approche de plus en plus du système Américain ou plus rien n'est tenu secret......et tout ça pour tenter de disuader certains " malades " de le devenir à cause de leur travail de peur d'être fiché par leur employeur, qui pourra même si départ volontaire il y a, informé l'éventuel prochain employeur du nombre de jours d'absence et les raisons qui vont avec........que du bonheur

  • Voilà ce que l'on fait du secret médical en démocratie macroniene !

  • Il faudrait apprendre, aux médecins (c'est à ce niveau qu'il faut agir), à différencier la maladie réelle de la flémingite aigue, à ne pas céder à son "client" (qui n'est dans ce cas là pas un patient) et pas que dans le privé, dans l'administration ils sont pléthores à augmenter par ce biais leurs congés payés pour des raisons personnelles qui n'ont rien à voir avec la santé (de plus ils ne s'en cachent pas: "je vais me porter malade" ou" je vais me mettre en maladie" ????)
    Quand on est arrêt de maladie, si on ne peut travailler, on ne peut pas non plus aller se promener ou travailler au black (privé) dans le public ils n'ont même ce courage là (mettre des contôleurs ce serait positif financièrement par les sancitons de non remboursements) et améliorerait, peut-être, les mentalité et la responsabilisation des individus
    Les maux de dos, les problèmes psy ont bon dos et les médecins s'y engouffrent pour délivrer de faux arrêts de "maladie" ou de complaisance (ils devraient aussi être sanctionnés en perdant leur convention avec la sécu et licenciés en tant que médecins de la sécu mais ils font partie des intouchables)
    De plus la sécu (assurance maladie) relève de la santé et non de pratique personnelle ou religieuse (IVG de contraception, circonsision, VSL et autres abus) et que dire de ceux qui ne cotisent pas et en abusent de ce fait, que ce soit pour des bobos ou de fausses urgences
    L'état providentiel est un leurre qui ne peut être pérenne
    Trop d'impôt tue l'impôt
    Trop de social débridé non contrôlé tue le social nécessaire

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