Arrestation de lycéens à Mantes-la-Jolie : l'IGPN a été saisie, une enquête est ouverte

Arrestation de lycéens à Mantes-la-Jolie : l'IGPN a été saisie, une enquête est ouverte
Des images de l'arrestation de lycéens, le 6 décembre 2018 à Mantes-la-Jolie

Orange avec AFP-Services, publié le samedi 16 février 2019 à 14h30

En décembre dernier, 150 jeunes avaient été arrêtés par la police, près d'un lycée de Mantes-la-Jolie dans les Yvelines. Les images de leur interpellation, genoux à terre et mains sur la tête, avaient provoqué un tollé.

Une enquête préliminaire a été ouverte après l'interpellation de lycéens le 6 décembre 2018, à Mantes-la-Jolie.

L'affaire, initiée par le parquet de Nanterre (Hauts-de-Seine), a été confiée mardi 12 février à l'IGPN, l'inspection générale de la police nationale, a-t-on appris vendredi 15 février. 

En fin d'année dernière, environ 150 jeunes âgés de 12 à 21 ans avaient été arrêtés à proximité du lycée Saint-Exupéry après des dégradations, en marge d'une mobilisation nationale de lycéens. La vidéo de cette interpellation avait fait grand bruit. On y voyait des lycéens immobiles, agenouillés, mains sur la tête et le visage contre un mur, pour certains.



À la suite de cette intervention des forces de l'ordre, une vingtaine de plaintes a été déposée par les familles des jeunes pour "actes de torture et de barbarie" et "diffusion illégale" de vidéo de personnes entravées , selon l'avocat Arié Alimi, qui représente plusieurs familles. Le syndicat lycéen UNL a également porté plainte pour violences policières. L'association SOS Racisme, le syndicat Sud Éducation et la fédération de parents d'élèves FCPE devaient également se constituer parties civiles, selon l'avocat.

En parallèle, une enquête administrative est en cours et le Défenseur des droits s'est également saisi de l'affaire.

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