Arnaud Beltrame, tué à Trèbes : «Une fin qui correspond à l'homme qu'il était»

Arnaud Beltrame, tué à Trèbes : «Une fin qui correspond à l'homme qu'il était»

Caserne des célestins (IVe), ce lundi. « Il voulait toujours être le meilleur », se souvient Jean-Jacques Siegwart, actuellement adjudant-chef au 1er régiment d'infanterie de la Garde républicaine, qui a travaillé pendant ...

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leparisien.fr, publié le lundi 26 mars 2018 à 17h34

A l'occasion de l'hommage rendu ce lundi par la Garde républicaine à Arnaud Beltrame, deux de ses anciens collègues de la caserne de Nanterre, où il a servi de 2006 à 2010, se souviennent d'un homme et d'un chef exemplaire.

« Finalement, c'est une fin qui lui correspond, souffle Jean-Jacques Siegwart. Elle est à l'image de l'homme qu'il était : un militaire dans l'âme qui était prêt à donner sa vie pour les autres ». Très ému, cet adjudant-chef a participé ce lundi matin, avant la cérémonie d'hommage national qui se tiendra mercredi aux Invalides, à l'hommage à Arnaud Beltrame rendu devant une centaine de militaires et civils à la caserne des Célestins (IVe), siège de l'état-major de la Garde républicaine. Un corps de la gendarmerie nationale auquel le héros de Trèbes, qui a pris la place du dernier otage au Super U avant d'être tué par le terroriste, a appartenu entre 2006 et 2010.

C'est justement à cette période, entre les murs de la caserne Rathelot de Nanterre (Hauts-de-Seine), que Jean-Jacques Siegwart a été sous les ordres d'Arnaud Beltrame, lorsque celui-ci commandait la compagnie de sécurité et d'honneur (CSH) du 1er régiment d'infanterie de la Garde républicaine, notamment chargée de la sécurité du palais de l'Elysée (VIIIe). « Arnaud Beltrame, c'était un chef exemplaire, qui acceptait toutes les missions qu'on lui proposait, qui entraînait les gens vers l'action, qui était toujours devant, égrène-t-il. Il n'acceptait pas l'échec. Il voulait toujours être le meilleur ».

Jean-François Douez, adjudant-chef au 1er régiment d'infanterie de la Garde républicaine/LP/Julien Duffé.

Son collègue Jean-François Douez, qui a également connu l'officier à cette époque, confirme. « C'était un homme très dynamique, positif, qui avait le sourire facile. Il tirait tout le monde vers le haut. Avec lui, il fallait foncer » raconte l'adjudant-chef, lui aussi toujours en poste à Nanterre. « Je me souviens notamment d'un stage de formation au maintien de l'ordre à Saint-Astier (Dordogne). Il avait montré des qualités de chef exceptionnelles. Sa mort nous a plongés dans une immense tristesse ».

Ce sont aussi les qualités humaines d'Arnaud Beltrame qui reviennent à la mémoire de ses deux anciens collèges. « Certes, c'était un militaire qui gardait une certaine distance hiérarchique mais il était très proche de ses hommes, à l'écoute, insiste Jean-Jacques Siegwart. Je me souviens qu'avec un de nos camarades en détresse, qui avait de gros soucis personnels, il n'avait pas hésité à passer une nuit complète à le soutenir. Il l'avait beaucoup aidé, comme il a dû en aider d'autres. Ils avaient d'ailleurs sympathisé au point de partir en vacances ensemble ».

Garde républicaine/Fabrice Bourdeau

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7 commentaires - Arnaud Beltrame, tué à Trèbes : «Une fin qui correspond à l'homme qu'il était»
  • Un homme bien, qui aurait du vivre encore de longues années s'il n'avait croisé un illuminé, manipulé par des monstres .... Les gens qui tirent vers le haut ne sont pas légion et leur engagement est précieux. Merci à vous et à votre famille si digne.

  • Une honte sa mort!!!!! surtout pas la fin qui lui correspond!!! du n'importe quoi.... on transforme une fois de plus l'évènement tragique en
    une espèce de prière....de résignation. On devrait plutôt dire que JAMAIS cela doit se reproduire.Nos militaires de valeur ne peuvent mourir que sur le champ de bataille qui nous attend plutôt que de mourir assasiné par un sous homme.
    J'espère que cela ne va pas servir d'exemple car qu'en serait -il si chaque gradé se croit obligé de se sacrifier ainsi???? Que restera t-il de nos élites...;à ce compte là les autres n'attendent que çà en se frottant les mains . Y en à marre des homélies qui finirai par nous transformer en motons à égorger.

  • sur l' Indépendant, il est écrit que cet officier a été égorgé. Information peu relayée par la grande presse.....

  • C'est un héro qui a fait son devoir

  • dommage ; ils auraient pus faire l'assaut avant de l'envoyer ce faire tuer

    et l'otage ?