Armistice du 8-mai : 79 ans après, un homme accomplit le combat d'une vie et retrouve la tombe de son père résistant

Armistice du 8-mai : 79 ans après, un homme accomplit le combat d'une vie et retrouve la tombe de son père résistant©Panoramic (photo d'illustration)
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publié le samedi 08 mai 2021 à 11h25

Jean Kerélo, octogénaire, a retrouvé la tombe de son père militant communiste et résistant, fusillé en 1942, à Fleury-sur-Orne (Calvados). 79 ans après sa mort, ce fut un moment rempli d'émotion, rapporte Europe 1. 

Il y a heureusement parfois de belles histoires qui réchauffent le cœur.

Pour Jean Kerélo, 80 ans, le combat de toute une vie est enfin remporté. L'octogénaire a réussi à retrouver la tombe de père, fusillé en 1942 pour son opposition à l'Allemagne nazie, à Fleury-sur-Orne, près de Caen, dans le Calvados, relate Europe 1. Cette découverte a eu lieu 79 ans après la mort de son paternel militant communiste et résistant. Un bel hommage en ce jour d'Armistice de la Seconde Guerre mondiale, le 8 mai 1945, qui marqua la fin d'un conflit atroce. Mais cela n'aurait pas été possible sans l'aide d'un professeur d'histoire et de lettres, Nicolas Le Boulanger.  



Un vibrant hommage 

Ce dernier a permis à Jean Kerélo de retrouver la trace de son père, et de remonter la piste pour se rendre sur sa tombe. Sur la tombe, un nom, "Kérélom Marie", et une surprise : ce n'est pas le bon. "Quand j'ai vu cette tombe chez moi un soir, je me suis juste dit : tiens, celui-là, je n'en ai jamais entendu parler. [...] Il a un prénom somme toute assez curieux. Je me suis ensuite aperçu qui il était vraiment. Le fil était presque rompu et on a participé à le retisser", a confié Nicolas Le Boulanger au média. Le professeur a décidé d'emmener ses élèves sur le lieu où le père de Jean Kerélo a été fusillé, ces derniers ont entonné le "Chant des partisans" pour saluer son combat dans la résistance et lui rendre un hommage à la hauteur de son engagement. 

Les deux hommes, l'historien et le fils de résistant, ont ainsi pu se rencontrer. Interrogé par Europe 1, Jean Kerélo a fait part de sa vive émotion. "Pour la première fois, je vois la tombe de mon père. Je ne l'ai pas connu, j'avais un an quand il a été fusillé. J'avais juste une thèse sur la résistance à Dieppe, je n'avais pas autre chose. Maintenant, je sais où il est. C'est quelque chose d'important pour moi. Maintenant, je sais vraiment", a-t-il expliqué. Et Nicolas Le Boulanger de lui adresser un dernier petit mot : "soyez fier de votre père comme il aurait été fier de vous". 

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