Ardèche : des pompiers, mobilisés sur un feu, blessés par des tirs de chevrotine

Ardèche : des pompiers, mobilisés sur un feu, blessés par des tirs de chevrotine
Le suspect, possiblement le propriétaire de la bâtisse, serait retranché à l'intérieur du château en flamme (photo d'illustration).

, publié le mercredi 21 décembre 2016 à 16h23

Un châtelain néerlandais est suspecté d'avoir volontairement incendié la toiture de son château mercredi à l'aube à Saint-Pierreville (Ardèche). Refusant de quitter les lieux, il aurait tiré à la chevrotine sur les pompiers, blessant deux d'entre eux.

Le GIGN d'Orange a été appelé en renfort.

Selon les informations de France Bleu Drôme-Ardèche, c'est un pompier volontaire qui a alerté ses collègues ce mercredi 21 décembre vers 6h30 du matin. Au total, une quarantaine de pompiers ont été mobilisés pour circonscrire le feu. À leur arrivée sur place, trois d'entre eux se sont fait tirer dessus, alors qu'ils se trouvaient encore dans leur fourgon. Deux d'entre eux ont été touchés par une nouvelle volée de plomb à leur sortie du véhicule. "Leurs blessures sont superficielles mais tous les deux ont eu beaucoup de chance", explique la radio locale. "Ils ont eu plusieurs impacts sur le corps, principalement à l'épaule et aux bras. L'un d'eux a une vingtaine d'impacts sur le corps".



Les soldats du feu ont été hospitalisés à Valence (Drôme), où les plombs vont être retirés un à un. Deux autres pompiers, arrivés plus tardivement, ont également été visés par des tirs. L'un a été touché à la jambe, l'autre par ricochet au cou, explique France Bleu.

LE SUSPECT SOUS LE COUP D'UNE CONDAMNATION À DE LA PRISON FERME

Le parquet a précisé que le suspect était sous le coup de plusieurs condamnations, notamment pour dégradations (il avait déjà mis le feu au véhicule de son ex-compagne) et détention d'armes. Il avait demandé un aménagement de peines qui a été rejeté mardi par le juge d'application des peines (JAP). "Il doit purger au total 14 mois de prison", a expliqué mercredi au Dauphiné Libéré le substitut du procureur Emmanuel Garcia. Le propriétaire du château est également mis en examen depuis l'été 2014 pour travail dissimulé et ouverture d'un établissement recevant du public en s'affranchissant des règles de sécurité. Il avait alors fait 8 jours de détention provisoire, selon le quotidien.


LE SUSPECT TOUJOURS RETRANCHÉ ?

L'homme était toujours recherché par les forces de l'ordre ce mercredi midi. Un cordon de sécurité a été mis en place autour du château. Tous les accès et sorties sont bloqués par les gendarmes. Un groupe du GIGN, venu d'Orange (Vaucluse), est attendu sur place. La propriété a été survolée en début d'après-midi par un hélicoptère de la gendarmerie venu de Montpellier. "Nous avons tenté de localiser, grâce à une camera thermique, une présence humaine, mais la chaleur dégagée par l'incendie ne l'a pas permis", a précisé au Dauphiné le substitut du procureur. La toiture du château La Tour s'est effondrée et le bâtiment en serait, en grande partie, en ruines.

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