Aquarius : la France traitera les demandes "au cas par cas", prévient Benjamin Griveaux

Aquarius : la France traitera les demandes "au cas par cas", prévient Benjamin Griveaux
"Ca prend du temps, on est sur de l'humain" Benjamin Griveaux.

Orange avec AFP, publié le lundi 18 juin 2018 à 12h55

Invité de l'émission Dimanche en politique sur France 3, le porte-parole du gouvernement, Benjamin Griveaux, a déclaré que la France accueillera les migrants de l'Aquarius "s'ils répondent aux critères fixés dans la loi".

La France accueillera-t-elle des migrants de l'Aquarius, qui a accosté dimanche 17 juin à Valence (Espagne)? La France traitera les situations "au cas par cas", a expliqué Benjamin Griveaux. "C'est impossible" de déterminer combien seront accueillis.

"Ils viennent d'accoster, ça prend du temps de savoir de quelle nationalité ils sont, à quel titre ils demandent l'asile...", a fait valoir le porte-parole du gouvernement dans Dimanche en politique sur France 3. "On va voir quelles sont les différentes situations, les différentes nationalités, ils viennent d'accoster, ça prend du temps, on est sur de l'humain", a-t-il martelé. 

Il faut selon lui "d'abord (régler) la question du traitement médical, de l'accueil, de remettre ces gens d'aplomb et ensuite l'examen" des situations, a précisé le porte-parole.

"La France prendra sa part"

"La France accueillera s'ils répondent aux critères que nous avons fixés dans la loi, la France prendra sa part", a-t-il assuré.

La France a proposé d'accueillir une partie des migrants de l'Aquarius, avait annoncé samedi le gouvernement espagnol. Une offre saluée par le chef du gouvernement espagnol Pedro Sanchez comme un signe de la "coopération" et de la "solidarité" européennes nécessaires face à la crise migratoire.

Marine Le Pen, présidente du Rassemblement national (ex-FN), s'est dite dimanche "inquiète" que la France en accueille.

M. Griveaux a par ailleurs répondu vertement aux députés, la marcheuse dont Sonia Krimi, qui ont critiqué la position de la France au sujet de l'Aquarius. : "un responsable politique doit d'abord ne pas céder à l'émotion (...) J'entends beaucoup d'émotion, pas beaucoup de solutions et d'action", a-t-il cinglé.

"La France a toujours dit que s'il (l'Aquarius) avait été à proximité des côtes françaises, le droit s'imposerait. L'Espagne a pris ses responsabilités, il n'est pas question de concours", a-t-iil également déclaré.

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