Aquarius: début de la mission française en Espagne pour entendre les demandeurs d'asile

Chargement en cours
Des migrants débarquent de l'Aquarius dans le port de Valence, en Espagne, le 17 juin 2018
Des migrants débarquent de l'Aquarius dans le port de Valence, en Espagne, le 17 juin 2018
1/2
© AFP, PAU BARRENA

AFP, publié le mercredi 20 juin 2018 à 15h24

La mission française envoyée en Espagne pour entendre les migrants de l'Aquarius souhaitant demander l'asile en France a débuté mercredi à Valence, a-t-on appris auprès de l'Ofpra (Office français de protection des réfugiés et apatrides).

"Nous avons commencé aujourd'hui les entretiens sur place", a affirmé à l'AFP Pascal Brice, le directeur général de l'Ofpra, qui s'était rendu sur place lundi pour organiser cette mission.

Critiquée pour ne pas avoir accueilli le bateau après le refus de l'Italie, la France avait proposé la semaine dernière d'entendre ceux qui, parmi les 630 personnes débarquées dimanche après une semaine d'errance en Méditerranée, peuvent obtenir le statut de réfugié, et souhaitent venir en France.

Lundi, le gouvernement espagnol avait indiqué que "quasiment la moitié des migrants ont manifesté leur volonté de demander l'asile en France". 

Le total des candidats s'élèverait à 286 personnes, dont 121 Soudanais, 39 Erythréens, 37 Algériens et 24 Nigérians, selon un décompte que l'AFP a pu consulter.

La mission, qui devrait "monter progressivement à dix officiers de protection", doit entendre chacune de ces personnes lors d'entretiens, a indiqué M. Brice, précisant avoir "pour objectif de finir les entretiens d'ici une dizaine de jours".

Les dossiers seront ensuite examinés au cas par cas et les demandeurs obtenant l'asile pourront venir en France, où ils recevront très rapidement un titre de protection. 

Les migrants présents sur le bateau sont de 26 nationalités, en grande majorité africains - Soudan, Nigeria, Erythrée et Soudan du Sud étant les pays les plus représentés selon le gouvernement espagnol.

Vous êtes responsable des propos que vous publiez.
Merci de respecter nos CGU