Après veaux, vaches, cochons et fleurs, les "oeufs de France" arrivent sur le marché

Après veaux, vaches, cochons et fleurs, les "oeufs de France" arrivent sur le marché
La filière oeufs lance à son tour un label "oeufs de France" garant de l'origine des produits, qui lui permet d'entrer dans la famille des "produits agricoles de France" initiée après le scandale de la ...

AFP, publié le mercredi 25 avril 2018 à 20h27

La filière oeufs lance à son tour un label "oeufs de France" garant de l'origine des produits, qui lui permet d'entrer dans la famille des "produits agricoles de France" initiée après le scandale de la viande de cheval de 2013.

Après la viande de veau, de boeuf, de porc, chevreau, lapin, agneau, volaille, mais aussi les fleurs, les pommes de terre et les fruits et légumes, qui ont tous adopté le label garantissant la traçabilité de leurs produits à l'intérieur des frontières, les oeufs afficheront à partir de la rentrée le logo bleu-blanc-rouge représentant une carte de France stylisée, a annoncé le président de la filière Philippe Juven, à la presse.

Le secteur des oeufs avait été chamboulé par une fraude liée à l'utilisation par des producteurs en Belgique et au Pays-Bas d'un anti-parasite interdit dans la chaîne alimentaire, le Fipronil. Aucune trace de fipronil n'avait toutefois été retrouvée dans les élevages français.

L'adoption de ce logo s'accompagnera de la poursuite de la "mutation" de la filière, soumise à de multiples pressions, venant des associations de défense des animaux, de la grande distribution et des consommateurs.

La filière, qui produit 15 milliards d'oeufs chaque année en France s'engage à ce qu'une poule sur deux soit élevée autrement que dans des cages d'ici 2022. 

Elle prend aussi des engagements en matière sanitaire pour garantir l'absence de salmonelles.

Actuellement, 68% des oeufs produits en France viennent de poules vivant dans des cages aménagées où chacune dispose de 750 cm2 d'espace, contre seulement un tiers (32%) issus d'élevages dits "alternatifs".

La filière prévoit d'investir "au moins 277 millions d'euros" pour arrêter la production de près de 9 millions de poules élevées actuellement en cage, et les remplacer par des élevages "au sol", "en plein air" ou "bio".

L'objectif est de tenter de répondre aux demandes de la grande distribution qui a pris des engagements publics en ce sens ces derniers mois, sous la pression des associations de défense des animaux.

Sur son site, l'association L214 recense ainsi scrupuleusement l'ensemble des engagements pris par la distribution au cours des derniers mois.

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