Au début de son procès en appel, Georges Tron réaffirme son innocence

Au début de son procès en appel, Georges Tron réaffirme son innocence
L'ancien secrétaire d'Etat à la Fonction publique et actuel maire de Draveil (Essonne) Georges Tron arrive au palais de justice de Paris, le 25 janvier 2021

, publié le lundi 25 janvier 2021 à 18h05

Poursuivi pour viols et agressions sexuelles sur deux collaboratrices, l'ex-secrétaire d'État Georges Tron s'est dit à nouveau lundi innocent des charges qui lui valent d'être jugé en appel aux assises de Paris, deux ans après son acquittement en première instance.

"Ça fait dix ans que ça dure ! Ça fait dix ans que je suis traîné dans la boue, moi-même, ma femme, mes enfants, mes amis, mes collaborateurs ! Ça fait dix ans que je me suis soumis à tout ce qu'on m'a demandé ! Ça fait dix ans que j'ai expliqué que j'étais innocent des faits qui m'ont été reprochés !", s'est exclamé le maire LR de Draveil (Essonne), sortant soudain d'une attitude éteinte, lors de son premier interrogatoire par la cour.

Depuis le début de la procédure en 2011, l'élu de 63 ans dément toute relation sexuelle avec ses deux accusatrices, ex-employées de sa commune de banlieue parisienne. Il est accusé de leur avoir imposé des attouchements et des pénétrations digitales entre 2007 et 2010, sous couvert de séances de réflexologie plantaire et avec la complicité de son adjointe à la Culture d'alors, Brigitte Gruel.

Cette dernière, qui comparaît à ses côtés, avait également été acquittée au premier procès en 2018.

Le procès en appel s'était ouvert le 19 janvier mais l'audience avait été immédiatement suspendue car Georges Tron était cas contact d'une personne positive au Covid-19. Il a depuis été testé négatif au nouveau coronavirus et les débats ont pu véritablement démarrer lundi matin.

Lors d'un bref interrogatoire portant sur sa personnalité, l'élu s'est dit "fatigué de répondre aux mêmes questions" dans cette affaire qui a forcé sa démission du secrétariat d'État à la fonction publique du gouvernement Fillon. "Le cauchemar n'est pas terminé. Je n'en peux absolument plus", a-t-il affirmé.

En première instance, la cour d'assises de la Seine-Saint-Denis avait considéré que le "climat général hyper sexualisé" à l'hôtel de ville de Draveil crédibilisait les récits de scènes à caractère sexuel faits par les plaignantes. Pour autant, elle avait blanchi les accusés en écartant l'existence d'une situation de contrainte - qui caractérise le viol et l'agression sexuelle dans le code pénal - entre l'édile et les deux employées municipales.

Avec une soixantaine de témoins attendus, le procès en appel est prévu pour durer jusqu'au 18 février.

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