Après Maëlys, le cas Nordahl L. intéresse les gendarmes dans d'autres affaires, dont Chevaline

Après Maëlys, le cas Nordahl L. intéresse les gendarmes dans d'autres affaires, dont Chevaline

Nordahl L. était jusqu'à présent incarcéré à la prison de Saint-Quentin-Fallavier (Isère).

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Orange avec AFP, publié le mercredi 20 décembre 2017 à 20h26

VIDÉO. Nordahl L., déjà soupçonné du meurtre de la petite Maëlys, a été inculpé ce mercredi pour l'assassinat d'un militaire disparu en avril. Les enquêteurs se penchent également sur d'autres affaires de disparitions survenues dans la région.

► SUSPECTÉ DANS L'AFFAIRE ARTHUR NOYER

Nordahl L., ancien maître-chien de l'armée de terre âgé de 34 ans, a été transféré lundi de la prison de Saint-Quentin-Fallavier (Isère) à la gendarmerie de Chambéry. En raison d'expertises téléphoniques pointant dans sa direction, la section de recherches souhaitait l'entendre dans le cadre d'une enquête ouverte après la disparition d'Arthur Noyer, caporal au 13e bataillon de chasseurs alpins (BCA) de Chambéry dans la nuit du 11 au 12 avril 2017. 

Selon le procureur, le Parquet s'appuie sur des "indices graves et concordants" fournis par le bornage du téléphone du suspect.

Quelques éléments troublants sont ressortis pendant les deux jours d'audition de Nordahl L. Dans la soirée du 11 au 12 avril, son téléphone et celui du militaire ont "borné" au même endroit et au même moment. Puis le téléphone du caporal Noyer s'est éteint en fin de nuit, approximativement vers 5h00 du matin, selon une source proche du dossier.

De plus, "il n'est pas impossible" que son Audi noire figure parmi les véhicules apparus dans l'enquête sur l'affaire. Jusqu'à présent, ils étaient en "masse trop importante" pour être exploités fructueusement. Les investigations sur ses supports informatiques ont aussi révélé une recherche effectuée sur internet sur la manière de faire disparaître un corps. Une recherche "postérieure à la disparition" du caporal, selon des sources concordantes.

Malgré d'intenses recherches, le corps du caporal Noyer n'a jamais été retrouvé. Aucun suspect n'avait encore été interpellé dans cette affaire. Le rapprochement entre les deux affaires s'est fait "il y a quelques semaines", selon une source proche de l'enquête. Magistrats et gendarmes grenoblois travaillaient, parmi les pistes, "à déterminer s'il y avait un lien entre la disparition de la fillette à Pont-de-Beauvoisin (Isère) et d'autres disparitions à proximité".

► DES AFFAIRES DE DISPARITION REFONT SURFACE

Selon France 2, les gendarmes s'intéressent également à l'éventuelle implication de Nordahl L. dans l'affaire de trois autres disparition survenues dans la région. Jean-Christophe Morin (23 ans) a disparu en 2011. D'après Le Parisien, Adrien Mourialmé, un jeune cuisinier belge de 24 ans qui s'est volatilisé le 5 juillet dans la région du lac d'Annecy pourrait aussi être concerné par ces recherches. Enfin, le cas Ahmed Hamadou, un homme perdu de vue en 2012. Des affaires qui n'avaient jusqu'à présent jamais été rapprochées, "faute d'éléments concordants", expliquait France 3 Savoie. 

► VÉRIFICATIONS SUR LA TUERIE DE CHEVALINE

France 2 assure également que des "vérifications" sont en cours quant à sa possible implication dans la tuerie de Chevaline (Haute-Savoie) survenue le 5 septembre 2012. Ce jour-là, Saad al-Hilli, 50 ans, ingénieur britannique d'origine irakienne, sa femme de 47 ans, et sa belle-mère de 74 ans, avaient été tués de plusieurs balles dans leur voiture, sur une petite route forestière proche de Chevaline.

Sylvain Mollier, probable victime collatérale, avait également été tué. L'une des fillettes du couple al-Hilli avait été grièvement blessée tandis que la seconde, cachée sous les jambes de sa mère, s'en était miraculeusement sortie indemne.

Plus d'un an après la tuerie, en novembre 2013, la gendarmerie avait diffusé le portrait-robot du motard, mettant l'accent sur son casque, très rare, vendu à moins de 8.000 exemplaires dans ce modèle. Trois mois plus tard, en février 2014, un ancien policier municipal présentant une forte ressemblance avec le portrait-robot avait été interpellé, passant quatre jours en garde à vue, avant d'être mis hors de cause.

Il avait été la seule personne inquiétée dans cette affaire avec le frère de Saad, Zaïd al-Hilli, 54 ans, interpellé le 24 juin 2013 au Royaume-Uni par les enquêteurs britanniques. Il a reconnu être en conflit avec son frère concernant l'héritage paternel, mais n'a eu de cesse de clamer son innocence. Il avait été remis en liberté conditionnelle dès le lendemain de son arrestation et son contrôle judiciaire a été levé en janvier 2014.

La piste d'un ancien militaire avait également été évoquée par les gendarmes à l'époque car l'arme du crime, un Luger P06 de calibre 7,65, est un pistolet qui a équipé l'armée suisse, rappelle France 2.

 
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