Après le premier confinement, plus d'un Français sur dix en "état dépressif"

Après le premier confinement, plus d'un Français sur dix en "état dépressif"
Consultation médicale dans un hôpital psychiatrique.

, publié le vendredi 12 mars 2021 à 11h20

Les jeunes et les femmes ont été particulièrement affectés. 

Quelles ont été les conséquences du confinement sur la santé psychologique des Français ? Perte d'intérêt à faire des choses, problèmes de sommeil, difficultés de concentration... Selon une étude publiée vendredi 12 mars par le service statistique des ministères sociaux, à l'issue du premier confinement, plus d'un Français sur dix présentait "des symptômes évocateurs d'un état dépressif". 



"En mai 2020, 13,5% des personnes âgées de 15 ans ou plus vivant en France déclarent des symptômes évocateurs d'un état dépressif", contre 10,9% en 2019, indique la Direction de la recherche, des études, de l'évaluation et des statistiques (Drees).

Les jeunes sont les plus touchés avec 22% des 15-24 ans déclarant des symptômes dépressifs, soit le double de 2019. L'augmentation des états dépressifs est également plus forte chez les femmes, 15,8% en 2020, contre 12,5% l'année précédente.

Ces états dépressifs se manifestent notamment par une perte d'intérêt à faire des choses, une humeur dépressive, des problèmes de sommeil et des difficultés de concentration. Ces syndromes peuvent être liés à une situation financière dégradée mais également au fait d'avoir contracté le Covid-19 ou encore aux conditions de vie.

"Plus d'une personne sur cinq logeant dans un appartement sans balcon présente un syndrome dépressif", note l'étude. Avoir été confiné hors de chez soi, chez son conjoint ou partenaire, ou chez ses parents, est également associé à un risque accru. Tout comme le fait de vivre dans des foyers surpeuplés ou à l'inverse de vivre seul, ou seul avec son ou ses enfants. "Les parents seuls avec leur(s) enfant(s) étaient 14% à présenter un syndrome dépressif en 2019 (soit trois points de plus que la moyenne), contre 21% en 2020 (soit 7,5 points de plus que la moyenne)", note la Drees.

L'étude indique également que "le fait de se retrouver confronté à des comportements violents, agressifs ou dégradants de la part de son conjoint ou partenaire est également lié au syndrome dépressif". Or les violences familiales ont augmenté de 9% en 2020 par rapport à 2019.

L'institut note toutefois une baisse pendant le confinement : celle des pensées de mort. Elles concernaient 3,8% des personnes âgées de 15 ans ou plus vivant en France, contre 5% en 2019.

 

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