Appel aux dons pour l'épouse de Vincent Lambert, les parents soutenus par la fondation Lejeune

Appel aux dons pour l'épouse de Vincent Lambert, les parents soutenus par la fondation Lejeune
Rachel Lambert à Reims en juin 2016

AFP, publié le mercredi 22 mai 2019 à 07h58

Un ami de Vincent Lambert lance "un appel national aux dons pour aider son épouse Rachel, qui n'a pas les mêmes moyens financiers que les parents de Vincent Lambert", aidés par la Fondation Lejeune à hauteur d'environ "100.000 euros" par an.

"Je l'ai eue au téléphone. Elle est effondrée physiquement et psychologiquement", a affirmé mardi à la presse Vincent Caruel, qui a fait l'école d'infirmiers de Laon (Aisne) avec Vincent Lambert, tétraplégique dans un état végétatif après un accident de la route en 2008.

"Le souhait de Vincent n'est pas respecté. Il nous l'avait oralement dit lors des séances de débriefing que nous faisions au retour de nos stages hospitaliers", a-t-il affirmé.

Porte-parole du collectif 55 de soutien à Rachel Lambert, qui dénonce un acharnement thérapeutique, il a lancé un appel pour "payer les avocats de Rachel Lambert pour les procédures passées, présentes et malheureusement futures", peut-on lire sur la cagnotte déjà en ligne "Laissons partir Vincent Lambert".

"Depuis le début de l'affaire Vincent Lambert, la fondation Jérôme Lejeune a payé quasiment l'intégralité des frais d'avocat des parents de Vincent", a précisé lundi la Fondation Lejeune dans un communiqué dans lequel son président Jean-Marie Le Mené s'insurgeait de "la mise à mort de Vincent Lambert".

La fondation Lejeune prend en charge "une grosse partie" des frais d'avocat, soit environ "100.000 euros" annuels des parents de Vincent Lambert, Viviane, 73 ans, et Pierre, 90 ans, ancien médecin gynécologue, proches de longue date de son président Jean-Marie Le Mené, a indiqué à l'AFP cette fondation opposée à l'IVG et à l'euthanasie.

Drame familial devenu bataille judiciaire, la question de l'arrêt des traitements prodigués à Vincent Lambert, a connu un nouveau rebondissement lundi : la cour d'appel de Paris, saisie par les parents opposés à l'arrêt des traitements débuté le matin, a ordonné dans la soirée leur reprise, effective mardi matin.

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