Anticor porte plainte contre Éric Dupond-Moretti dans le cadre de l'enquête visant le PNF

Anticor porte plainte contre Éric Dupond-Moretti dans le cadre de l'enquête visant le PNF©Panoramic

, publié le jeudi 08 octobre 2020 à 17h27

L'association Anticor estime qu'Éric Dupond-Moretti se sert de sa fonction de garde des Sceaux pour régler ses comptes avec le Parquet national financier (PNF), révèle 20 Minutes. Une plainte pour "prise illégale d'intérêts" a été déposée.

Anticor s'attaque à Éric Dupond-Moretti.

Selon des révélations de 20 Minutes, l'association anti-corruption a porté plainte, ce jeudi 8 octobre, contre l'actuel garde des Sceaux pour "prise illégale d'intérêts". D'après Anticor, l'ancien avocat, nommé au gouvernement en juillet dernier, se sert de ses fonctions pour régler ses comptes avec le Parquet national financier (PNF). Selon nos confrères, la plainte a été envoyée à la Cour de justice de la République (CJR), la seule habilitée à juger des ministres pour des actes commis dans le cadre de leurs fonctions.





Anticor estime qu'Éric Dupond-Moretti cherche à se venger des magistrats de l'instance, qui l'ont espionné dans le cadre d'une enquête lorsque le garde des Sceaux était encore avocat et que l'ancien ténor du barreau n'a jamais portés dans son cœur.  L'association met également en avant  les liens entre Éric Dupond-Moretti et Thierry Herzog. Ce dernier doit être jugé en novembre avec Nicolas Sarkozy dans l'affaire dite des "écoutes téléphoniques", dont les investigations ont été menées par... le PNF.

Passible de cinq ans de prison et 500 000 euros d'amende

Le 18 septembre dernier, le garde des Sceaux avait annoncé saisir l'Inspection générale de la Justice d'une "enquête administrative sur les deux magistrats du PNF". De quoi faire bondir Anticor. "Avant d'être nommé ministre, Éric Dupond-Moretti a porté plainte. (...) Même si cette plainte a été retirée entre-temps, il a toujours un intérêt moral personnel dans le résultat de l'enquête déontologique qu'il a dirigée contre des magistrats l'ayant personnellement visé", décrit l'association dans sa plainte, que 20 Minutes à pu consulter. Anticor rappelle par ailleurs que ce type de pratique est punie de cinq ans de prison et 500 000 euros d'amende.

 

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