VIDÉO. Androcur : les patients doivent-ils s'inquiéter ?

VIDÉO. Androcur : les patients doivent-ils s'inquiéter ?
Un patient passe un scanner au centre Oscar Lambret, à Lille, le 6 février 2013.

Orange avec AFP, publié le jeudi 13 septembre 2018 à 18h30

La ministre de la Santé a appelé au calme après la révélation qui montre que les personnes sous Androcur ont 20 fois plus de chance de développer une tumeur.

"Il n'y a pas d'urgence".

Voilà ce qu'a indiqué Agnès Buzyn, la ministre de la Santé, jeudi 13 septembre à CNews, à propos du médicament Androcur, prescrit généralement pour combattre l'acné ou une pilosité excessive.



"J'invite les patients concernés à se rapprocher de leur généraliste, mais il n'y pas d'urgence, ce n'est pas un cancer. Ce n'est pas un scandale sanitaire", a déclaré la ministre à propos des risques liés à ce médicament.

Si l'Androcur est généralement prescrit contre l'acné ou l'hirsutisme, il sert également de traitement contre l'endométriose. On le retrouve aussi comme contraceptif (Diane, Diane 35) en association avec l'éthinylestradiol. En 2017, près de 90.000 femmes ont fait l'objet d'une prescription d'Androcur.

Vingt fois plus de risques de tumeurs

Une étude publiée fin août a permis de préciser les risques liés au médicament Androcur. Selon les recherches, l'Androcur pourrait multiplier jusqu'à 20 la probabilité de certaines tumeurs, en majorité bénignes, chez les femmes qui prennent ce médicament à haute dose et depuis longtemps.

L'Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) a déclaré qu'elle allait demander à l'Europe de redéfinir les modalités d'utilisation de l'Androcur et de ses génériques.



Sur son site, l'ANSM (Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé) indique que "pour toute question, les patients sont invités à se rapprocher de leur médecin ou de leur pharmacien. Ils ne doivent en aucun cas arrêter leur traitement sans l'avis d'un médecin".

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