Alpes-Maritimes : "fin de la traque", le corps du fugitif a été retrouvé

Alpes-Maritimes : "fin de la traque", le corps du fugitif a été retrouvé
Des membres du GIGN dans un champ à Gréolières (Alpes-Maritimes) le 19 juillet, à la recherche de Marc Floris.

publié le mardi 20 juillet 2021 à 15h07

"Un corps correspondant" à Marc Floris, soupçonné d'un féminicide près de Saint-Tropez (Var) et en fuite depuis dimanche, a été découvert mardi à Gréolières, le village des Alpes-Maritimes où il était traqué depuis 48 heures.

Le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin confirme la "fin de la traque", mardi 20 juillet, dans un message sur Twitter. "Fin de la traque dans les Alpes-Maritimes : merci aux gendarmes, ainsi qu'à l'ensemble des services de l'État qui ont été mobilisés ces dernières heures pour rechercher le fugitif suspecté d'avoir tué une femme dans le Var", salue le ministre. 

La gendarmerie des Alpes-Maritimes a annoncé mardi, en début d'après-midi, avoir découvert "un corps correspondant" à Marc Floris. Cet homme de 33 ans, soupçonné d'un féminicide près de Saint-Tropez, était en fuite depuis dimanche. 

Les unités d'élite de la gendarmerie fouillaient, une à une, les nombreuses grottes de la zone vaste et escarpée. La région est aussi truffée de tunnels, bunkers et autres vestiges de la guerre. Pour ces recherches, d'importants moyens avaient été déployés : des unités du Groupe d'intervention de la Gendarmerie nationale (GIGN) d'Orange (Vaucluse) et Paris, des moyens aériens, notamment des hélicoptères, afin de déposer des hommes au plus près des sites à quadriller, et des équipes cynophiles.

Confondu par la vidéosurveillance

Marc Floris était recherché depuis deux jours, après la découverte, dimanche à l'aube, du corps d'une femme de 32 ans, tuée par balle, devant le portail de sa résidence au Plan-de-La-Tour, au-dessus du golfe de Saint-Tropez. Identifié par les enregistrements des caméras de vidéosurveillance de la résidence et l'analyse technique du téléphone de la victime, ce salarié d'une entreprise de travaux-publics dans les Alpes-Maritimes avait pris la fuite vers Gréolières, le village de ses parents. 

Selon Guy Bouchet, procureur adjoint de Draguignan (Var), lundi, Marc Floris "entretenait ou avait entretenu une relation" avec la jeune femme, "sur une courte période de temps". "Armé et dangereux", toujours selon Guy Bouchet, le fuyard avait tiré sur un des gendarmes venus à Gréolières dimanche soir pour tenter de l'auditionner. 

"Rentre à la maison" 

Après Bernard Gonzalez, le préfet des Alpes-Maritimes, qui l'avait appelé lundi soir à "déposer les armes" et "se livrer", le maire de la commune avait tenté à son tour mardi d'interpeller le jeune homme. "Si Marc pouvait nous entendre, a insisté Marc Malfatto, je lui dirais tout simplement : Rentre à la maison, tes parents sont désespérés. Il faudrait peut-être un peu retrouver la raison et affronter les réalités parfois dures de la vie. Il faut les affronter avec courage et sérénité. Reviens à la raison et rentre à la maison".

Le suspect, qui a grandi à Gréolières, était inconnu de la justice et semble avoir "été pris d'un coup de folie meurtrier, dramatique", a indiqué lundi le commandant du groupement de gendarmerie des Alpes-Maritimes, Nasser Boualam.

Fils de chasseur, le fugitif était dans son élément dans ce territoire sauvage où il a passé son enfance, dans la maison familiale du hameau de Laval, à environ six-sept kilomètres du bourg de Gréolières, à 1.100 mètres d'altitude.

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