Alexandre Moix sort du silence et accuse son frère

Alexandre Moix sort du silence et accuse son frère©Panoramic

, publié le samedi 24 août 2019 à 23h10

Dans une lettre ouverte publiée ce samedi soir par Le Parisien, Alexandre Moix revient sur les derniers démêlés que son frère a eus avec ses parents, notamment à propos du roman "Orléans". Il l'accuse surtout de lui avoir fait vivre "une enfance martyre".

Le déballage médiatique n'en finit pas dans la famille Moix.

Après la sortie du roman "Orléans", où Yann Moix revient de façon "romancée" sur sa vie et son enfance (où il aurait subi des violences de la part de son père), ce dernier avait réagi dans la presse reconnaissant sa dureté, mais niant toute "violence". Ce samedi soir, Le Parisien dévoile une lettre ouverte écrite par le frère de Yann, Alexandre Moix. Un frère absent du roman "Orléans". Dans cette lettre intitulée "Mon frère, ce bourreau", il répond point par point aux accusations de Yann Moix et estime que le bourreau est "le grand frère, bien plus que le père".

"Je n'ai pas de frère", ainsi débute la lettre, qui plonge immédiatement le lecteur dans le bain d'une famille aux rapports compliqués. Une première partie de lettre qui ressemble à un blâme contre son frère, où Alexandre Moix explique n'avoir jamais vraiment existé dans la famille. "Je suis le mec qui habitait en même temps que Yann chez ses parents. Un médiocre. Une entité génétique similaire qui se balade quelque part sur Terre", avance-t-il.

Fratricide ?

Il décrit ensuite un frère égocentrique, autocentré sur lui-même, dont la seule obsession est "d'obtenir le Prix Goncourt" et de "l'annihiler". Il précise même ses desseins : "me nier, m'éliminer, me rayer de la carte. Par tous les moyens. Physiquement ou moralement." Des propos durs qui corroborent certains mots que Yann Moix aurait dit dans le passé à la radio, niant l'existence de son frère, par exemple. Mais au-delà d'une "non-existence" qui l'aurait tiraillé toute sa vie, Alexandre Moix aurait subi des violences morales et physiques, comme il les détaille à plusieurs reprises.



"J'ai subi 20 ans durant des sévices et des humiliations d'une rare violence de sa part. Ceux-là mêmes qu'il décrit dans son roman, en les prêtant à nos parents", détaille-t-il venant contredire les propos de Yann Moix dans "Orléans". Des violences qui seraient même allées jusqu'au fratricide. Il énumère : "Tentative de défenestration du premier étage et de noyade dans la cuvette des toilettes quand j'avais 2 ans, passages à tabac récurrents dès que nos parents s'absentaient..."

Plus de place au pardon

Alexandre Moix va même jusqu'à révéler une anecdote terrible à l'aune de ses 10 ans. "Je me souviens comme si c'était hier de ce jour, où, m'attrapant violemment la main, il me la coinça de toutes ses forces entre les persiennes métalliques de notre chambre et les referma sur mes phalanges. La douleur fut si intense que j'en tombais dans les pommes. Le lendemain, j'avais perdu tous les ongles". Des propos glaçants qui s'opposent à ce que Yann Moix avait révélé ces dernières semaines en accusant son père. Et qui viennent jeter le trouble sur l'animateur, vedette pendant trois ans d'"On n'est pas couchés" sur France 2. De "l'enfermement" dans un grenier, en passant par "des nuits d'effroi" jusqu'aux "coups alors [qu'il] dormait", Alexandre Moix énumère un à un tous les sévices qu'il aurait vécus.

Une enfance présentée comme dramatique et des violences qui se seraient prolongées à l'âge adulte, selon l'écrivain et réalisateur. Alors qu'il sortait son premier roman, son frère aurait tout entrepris pour le faire échouer. "Je ferai tout ce qui est en mon pouvoir pour que JAMAIS, JAMAIS, tu ne sois publié ! JAMAIS !", lui aurait-il dit.

S'il lui a pardonné à plusieurs reprises, aujourd'hui Alexandre Moix ne le peut plus. "Machiavel cynique et névrosé prêt à tout. On pardonne la folie. Mais pas le révisionnisme ni le mensonge outrancier. Pas plus que l'accaparation du monopole de la souffrance infantile quand il s'agit de l'utiliser à des fins purement marketing et commerciales pour vendre coûte que coûte". Des révélations qui devraient de nouveau secouer la famille Moix, déjà en pleine tourmente.

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