Alexandra de Taddeo nie avoir voulu nuire à Benjamin Griveaux

Alexandra de Taddeo nie avoir voulu nuire à Benjamin Griveaux
Benjamin Griveaux le 14 février 2020, lors de la conférence de presse au cours de laquelle il a annoncé son retrait.

, publié le dimanche 01 mars 2020 à 15h37

Dans une interview diffusée sur M6, Alexandra de Taddeo, destinataire des vidéos intimes de Benjamin Griveaux, a assuré les avoir conservées dans le seul but de se "protéger".

Elle est sortie du silence dans une interview diffusée sur M6 pour raconter sa relation avec Benjamin Griveaux. Alexandra de Taddeo, destinataire des vidéos intimes de l'ex-candidat LREM à la mairie de Paris, maintient sa version, livrée aux enquêteurrs.

Elle n'aurait gardé des traces de ces images que pour se "protéger", et affirme ne pas avoir participé à leur diffusion par son compagnon Piotr Pavlenski.


Dans cette interview exclusive, la première accordée par Alexandra de Taddeo, dont des extraits ont été montrés dans le "12.45" de la chaîne, avant une version longue qui sera diffusée à 17h20 dans le magazine "66 Minutes", l'étudiante russophile raconte les circonstances dans lesquelles l'ex-candidat macroniste à la mairie de Paris lui a envoyé les fameuses vidéos.

"Depuis longtemps, je suivais Benjamin Griveaux sur les réseaux sociaux comme beaucoup d'autres hommes et femmes politiques... et il m'a ajoutée au milieu d'avril 2018 sur Facebook Messenger pour engager la conversation", raconte Alexandra de Taddeo. Après avoir beaucoup échangé, "on s'est rencontrés chez moi une fois, c'était un rendez-vous un peu décevant", "un échange qui se concrétise de façon physique" et "l'adultère suit", poursuit-elle.

"Je ne lui ai pas demandé de vidéos"

"Les vidéos intimes sont arrivées après, c'est lui qui les a envoyées naturellement, je ne lui ai pas demandé de vidéos", ajoute l'interviewée, qui dit ne plus se souvenir de leur nombre. Elle explique en avoir enregistré "parce qu'il était important de garder une trace du fait que c'était lui qui me sollicitait principalement". "C'était une mesure de protection", résume-t-elle. A-t-elle pris part à leur diffusion ? "Non bien sûr", jure-t-elle, assurant avoir découvert après coup leur mise en ligne par Piotr Pavlenski.

Tout en reconnaissant être au courant du projet de site "pornopolitique", via lequel Piotr Pavlenski a révélé les vidéos, elle assure qu'elle ne pensait pas qu'elles y figureraient, confirmant la version des faits donnée aux enquêteurs, selon des informations obtenues par l'AFP.

"Au moment de la diffusion, il m'a montré l'article (révélant les vidéos, ndlr), à ce moment là, j'étais en colère évidemment", mais "j'ai compris la démarche et c'est pour ça que j'ai dit à Piotr : OK, tu as fait ça, je continue de te soutenir...", assure-t-elle.

Une affaire "disproportionnée"

"Ça reste qu'une histoire de photos, de pornographie, on en voit tous les jours... Tout ce qu'il y a eu autour de cette affaire me paraît disproportionné", confie encore Alexandra de Taddeo, qui a été mise en examen et placée sous contrôle judiciaire, ce qui la prive notamment de tout contact avec Piotr Pavlenski.

L'entretien a été réalisé peu de temps après sa sortie de garde à vue par le journaliste Milan Poyet, qui a agi dans la plus grande confidentialité, avant de proposer ce document à M6. "C'est une jeune femme qui subit une tempête médiatique importante, et elle s'est prêtée au jeu parce qu'elle a envie de s'exprimer, tout simplement", a-t-il expliqué à l'AFP, assurant que l'interviewée, qui était accompagnée par son avocate, n'avait posé aucune condition à cet entretien.

"Aucune question n'a été éludée", a assuré de son côté Stéphane Gendarme, le directeur de l'information de M6. Outre "66 minutes", des extraits de l'interview seront diffusés dans le "19.45" de M6 et à 18h sur RTL.
 

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