Alerte enlèvement : la mère retrouvée, la petite Vanille toujours recherchée

Alerte enlèvement : la mère retrouvée, la petite Vanille toujours recherchée
Vanille, un an, aurait été enlevée par sa mère à Angers.

, publié le dimanche 09 février 2020 à 11h59

La petite fille est portée disparue depuis vendredi soir, lorsque sa mère ne l'a pas ramenée à la famille d'accueil chez qui elle vit. L'alerte enlèvement a été déclenchée samedi soir.

Le dispositif "Alerte enlèvement" a été déclenché samedi soir 8 février pour une fillette de 1 an, qui aurait été enlevée par sa mère à Angers vendredi après-midi. "Vanille, de sexe féminin, âgée de 1 an, de type métisse, mesurant 1m, yeux noirs, cheveux couleur brun foncé, courts et frisés, aurait été enlevée à Angers (Maine et Loire), 3 rue Lebas le 7 février 2020, vers 17H30.

Le suspect est sa mère Stephan Nathalie, âgée de 40 ans, vêtue d'une doudoune et d'un legging, et susceptible de se déplacer en transport en commun dans l'agglomération angevine",  détaillait l'alerte.

"Le dispositif a permis ce matin de retrouver la maman dans un hôtel de la ville de Nantes(...). Mais la petite fille n'a pas été retrouvée", a annoncé dimanche matin lors d'une conférence de presse, le procureur de la République d'Angers Éric Bouillard. Faisant part de son "inquiétude extrêmement grande", il a assuré que les recherches avaient été confiées à la Sécurité publique et au SRPJ d'Angers. 


Selon lui, elle a "été mutique dans un premier temps puis nous a désigné des endroits où elle aurait pu laisser sa fille, notamment chez une amie dont on ne connaît ni le nom ni l'adresse très précise, ce qui fait que les policiers font du porte à porte", a indiqué M. Bouillard, précisant que la mère était "en train d'être reconduite en voiture à Angers".", a détaillé le procureur. "La mère a été placée en garde à vue pour soustraction de mineur par ascendant", a-t-il également dit.

Des antécédents inquiétants

La mère, qui a déjà connu "un épisode suicidaire il y a plusieurs mois, souffre par ailleurs de troubles psychologiques et doit prendre un traitement". 

"Par le passé et concernant un autre enfant, des faits quasi similaires se sont produits mais avaient été suivis d'un retour de la maman et de l'enfant au foyer", a précisé le procureur.

La petite Vanille était placée depuis un an dans une famille d'accueil, et sa mère, qui pouvait l'accueillir régulièrement, ne l'a pas remise vendredi à la référente de l'aide sociale à l'enfance. La mère de la fillette était accueillie depuis la naissance de sa fille au centre maternel d'Angers, un foyer pour femmes enceintes et mères isolées accompagnées d'enfants de moins de trois ans, ayant besoin d'un soutien matériel et psychologique. L'enfant a été "placée par le juge des enfants mais la solution d'hébergement (de sa mère, ndlr) a permis à la mère durant un an de voir régulièrement son enfant", a indiqué plus tôt dans la matinée le procureur d'Angers Éric Bouillard à l'AFP

Le procureur a ajouté qu'"au moment de sa disparition, Nathalie Stephan était libre de sortir avec sa fille mais elle devait en fin de journée la remettre à la référente de l'aide sociale à l'enfance". "L'âge de l'enfant et la situation familiale justifient une prise en charge adaptée, médicale et éducative, tant pour l'enfant que pour la mère. Nous avons donc besoin d'entrer en contact rapidement avec Mme Stephan", a-t-il déclaré.

Pourquoi un tel délai ?

Concernant le délai de 24 heures écoulé entre la non remise de l'enfant et le déclenchement du plan d'alerte, la susbtitut du procureur général de la République d'Angers Catherine Vandier a expliqué que "la maman ne présentait a priori pas de danger", ayant l'enfant "de manière tout à fait légale".

"Le temps que les personnes qui devaient récupérer l'enfant se manifestent, recherchent eux même localement l'enfant", qu'on "étudie toutes les pistes de l'environnement de la maman, qu'on vérifie de manière physique tous les endroits où l'enfant serait susceptible d'être, tout ce temps s'écoule et puis ensuite on décide que c'est inquiétant véritablement", a expliqué Catherine Vandier. Pour déclencher le plan, "on doit s'assurer que le danger et la soustraction sur l'enfant mineur sont avérés, ce qui est le cas", a souligné Mme Vandier, précisant que tant que "nous ne retrouvons pas cet enfant, l'inquiétude demeure et le temps presse".

Lors des recherches menées dans l'appartement de la maman, les enquêteurs ont notamment découvert des éléments "relativement inquiétants" selon le procureur, dont un mot de la mère disant "Je vous aime", qui "peut être interprété comme faisant peser un risque sur la petite Vanille".

Selon la vice-procureure Carol Dugast, la mère a été examinée par un médecin "pour comprendre l'état dans lequel elle se trouve et son psychisme". "Il nous apparaît plutôt que c'est une maman qui est en souffrance, elle n'a jamais fait souffrir sa fille", a -t-elle ajouté.

"Si vous localisez l'enfant ou le suspect, n'intervenez pas vous-même, appelez immédiatement le 197, ou envoyez un courriel à: alerte.enlevement@interieur.gouv.fr", précisait l'alerte accompagnée d'une photo de l'enfant.
 

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