Alcool : des médecins réclament un prix minimum pour limiter la consommation

Alcool : des médecins réclament un prix minimum pour limiter la consommation

Une personne boit une bière dans un bar de Blaringhem, dans le Nord, le 4 octobre 2012 (illustration)

Orange avec AFP, publié le lundi 16 avril 2018 à 14h28

Un groupe réunissant des médecins de différentes spécialités appelle le gouvernement à taxer les boissons en fonction de leur degré d'alcool.

Bientôt des prix plancher pour les bières, whiskys ou toutes autres boissons alcoolisées ? C'est ce que demande un ensemble de médecins dans une lettre adressée au gouvernement, afin de lutter contre la sur-consommation d'alcool.

Parmi les signataires figurent des médecins addictologues (Amine Benyamina, Michel Reynaud et Nicolas Simon), des spécialistes de la santé publique, dont Bernard Basset et Gérard Dubois, mais aussi des pneumologues, dont Irène Frachon, qui avait été à l'origine du scandale du Mediator, et le nutritionniste Serge Hercberg.

Dix propositions

"Nous témoignons des risques de l'alcool, responsable annuellement en France de 49.000 morts dont 15.000 cancers", écrivent-ils, avant de proposer dix mesures de lutte contre l'alcoolisme, dont un prix plancher et une taxation en fonction du degré d'alcool.

Leurs autres propositions visent à faire passer le message de la dangerosité de l'alcool : "indiquer sur les contenants la quantité en grammes d'alcool et de sucre, le nombre de calories de manière claire, lisible et contrastée".

Début mars, ces médecins avaient déjà interpellé début mars le président de la République Emmanuel Macron, qui avait confié boire "du vin le midi et le soir" et assuré que la loi ne serait pas durcie sous son mandat. Les médecins dénoncent une "désinformation soigneusement organisée par la filière alcool" et "la puissance de lobbying d'une industrie qui infiltre tous les niveaux de la société (...) jusqu'au plus haut niveau de l'État".

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