Aisne : un homme meurt après un tir de Taser

Aisne : un homme meurt après un tir de Taser
Un gendarme tient un Taser, à Tours, le 23 décembre 2016. (Image d'illustration)

Orange avec AFP, publié le lundi 09 juillet 2018 à 21h15

Selon les premières investigations, il n'y a pas eu "de mauvaise manipulation" de la part des autorités, a annoncé le parquet.

Un tir "réglementaire", selon les gendarmes. Un homme d'une trentaine d'années est mort d'un malaise cardiaque, lundi 9 juillet à Vic-sur-Aisne (Aisne), après avoir reçu un tir de Taser des gendarmes, a annoncé le parquet de Soissons.





Le trentenaire a été la cible d'un tir "réglementaire" de Taser par les gendarmes, à la suite d'un comportement "étrange". Cet habitant de Vic-sur-Aisne a attiré l'attention des témoins en "déambulant bizarrement" dans les rues de la ville, puis en pénétrant dans le jardin d'une maison où il avait "dégradé une antenne parabolique", s'emparant d'une "tige métallique arrachée de cette parabole", détaille le communiqué du parquet.

L'homme aurait crié "Allah Akbar"

Au moment où les gendarmes ont tenté d'appréhender l'homme, inconnu des services de police et de gendarmerie, ce dernier a crié "Allah Akbar", puis est "allé au contact" des militaires, tapant des poings sur le capot de leur voiture après avoir lancé la tige dans leur direction.

"Les gendarmes ont d'abord tenté de le maîtriser à mains nues", puis avec leur bâton télescopique et enfin "avec leur arme à impulsion électrique" sans y parvenir. "Il était finalement ceinturé puis mis au sol par un gendarme". C'est au sol que les gendarmes réalisent qu'il est "en train de faire un malaise". Il décédera sur place "quelques minutes plus tard".

L'autopsie pratiquée mardi matin

Pour l'instant, le parquet n'a pas encore précisé le nombre de tirs de Taser qu'a reçu l'homme. "Les premières investigation permettent de déterminer qu'on est dans le cadre et la distance réglementaire et qu'il n'y a pas de mauvaise manipulation", a cependant rajouté le parquet. "Rien ne permet de dire non plus à ce stade que cet homme relevait d'une éventuelle radicalisation islamiste", a-t-il ajouté.

L'autopsie, qui sera pratiquée mardi matin, devrait permettre de savoir si cet homme était sous l'emprise des stupéfiants, mais aussi de préciser d'éventuels antécédents psychiatriques. Deux enquêtes ont été ouvertes, l'une confiée à l'inspection générale de la gendarmerie nationale pour "déterminer les causes de son décès", l'autre à la section de recherches d'Amiens et à la brigade de recherches de Laon sur "les actes qu'il a commis".

Vous êtes responsable des propos que vous publiez.
Merci de respecter nos CGU