"Air cocaïne": ouverture du procès en appel à Aix-en-Provence

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Les anciens pilotes Bruno Odos (d) et Pascal Fauret arrivent au tribunal d'Aix-en-Provence pour leur procès dans l'affaire "Air cocaïne", le 7 juin 2021
Les anciens pilotes Bruno Odos (d) et Pascal Fauret arrivent au tribunal d'Aix-en-Provence pour leur procès dans l'affaire "Air cocaïne", le 7 juin 2021
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© AFP, Nicolas TUCAT

publié le lundi 07 juin 2021 à 13h11

Le procès en appel de l'affaire "Air cocaïne", avec ses 26 valises chargées de 680 kilos de poudre blanche chargées dans un jet à Punta Cana, s'est ouvert lundi à Aix-en-Provence en présence des deux pilotes et quatre autres accusés. 

Pascal Fauret et Bruno Odos, en chemises claires, sont arrivés avec leurs deux avocats sans faire de déclaration. Me Antoine Vey a simplement glissé que les deux hommes étaient "prêts" pour ce nouveau procès, après leur condamnation à six ans de prison en première instance en 2019.

Les juges avaient alors estimé que les deux pilotes avaient sciemment participé à un trafic de drogue transatlantique en bande organisée. 

Un coup de massue pour eux qui espéraient l'acquittement. Ils ont toujours juré qu'ils ne savaient pas qu'il y avait 680 kilos de drogue à bord du Falcon 50 lorsqu'il ont été arrêtés une nuit de mars 2013 sur le tarmac de Punta Cana, en République dominicaine. 

Aujourd'hui sexagénaires, Pascal Fauret est gardien de propriété et Bruno Odos employé dans une société de damage des pistes de ski.

A leurs côtés devant la cour d'assises d'appel d'Aix-en-Provence, les deux cogérants de la société d'aviation d'affaires qui les employait, Fabrice Alcaud et Pierre-Marc Dreyfus, eux aussi condamnés à six ans de prison en 2019. Ce dernier indique aujourd'hui être ouvrier agricole.

Dans le box des accusés, Ali Bouchareb, un Stéphanois de 50 ans, est le seul à comparaître détenu. Il avait écopé de la peine la plus lourde lors du premier procès: 18 ans de réclusion. Il purge également une autre peine de neuf ans pour trafic de stupéfiants à la prison de Lyon-Corbas.

La cour, composée pour ce dossier uniquement de magistrats professionnels, doit examiner ce dossier fleuve et médiatique jusqu'au 9 juillet. En témoigne la douzaine de piles d'épais dossiers jaunes empilés dans la salle d'audience.

Tous encourent des peines allant jusqu'à 30 ans de réclusion criminelle. 

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