Agression de Vendin-le-Vieil: reprise du mouvement national de "blocage" des prisons

Chargement en cours
 Des palettes sont brûlées devant l'entrée de la prison de Fresnes bloquée par des surveillants, le 16 janvier 2018 dans le Val-de-Marne

Des palettes sont brûlées devant l'entrée de la prison de Fresnes bloquée par des surveillants, le 16 janvier 2018 dans le Val-de-Marne

1/3
© AFP, STEPHANE DE SAKUTIN

AFP, publié le mardi 16 janvier 2018 à 09h16

Les opérations de blocage des prisons ont repris mardi matin à l'appel des principaux syndicats de personnel pénitentiaire pour protester contre l'agression de trois surveillants à Vendin-le-Vieil (Pas-de-Calais), où doit se rendre la ministre de la Justice, au lendemain d'une nouvelle agression de sept gardiens à Mont-de-Marsan.

Ces sept surveillants ont été agressés et blessés à coups de poing par un détenu "radicalisé", au centre pénitentiaire Pémégnan, à Mont-de-Marsan (Landes), lundi vers 15H30, a indiqué la CGT à l'AFP, confirmant une information de franceinfo.

Malgré la démission du directeur de la prison de Vendin-le-Vieil, où Nicole Belloubet doit aller dans la matinée, et le "plan pénitentiaire global" promis par Emmanuel Macron pour fin février, les syndicats ont reconduit le mouvement lancé lundi, sans parvenir toutefois à s'entendre sur les revendications à transmettre au ministère de la Justice.

Lundi soir, le détenu islamiste allemand Christian Ganczarski, accusé d'être responsable de l'agression de la prison de Vendin-le-Vieil jeudi, a été mis en examen pour tentatives d'assassinats par un juge antiterroriste. Il a été transféré en milieu de nuit à la maison d'arrêt de Sequedin (Nord), selon Guillaume Pottier, secrétaire UFAP-UNSA Hauts-de-France.

"Nous n'avons pas les moyens humains et matériels pour le prendre en charge. Nous ne sommes pas formés à la gestion des détenus radicalisés. Les collègues sont donc très remontés", a-t-il expliqué.

Selon des responsables syndicaux, une centaine de gardiens étaient mobilisés à Fresnes (Val-de-Marne). A Fleury-Mérogis, les barricades brûlées jusque tard dans la nuit de lundi à mardi n'avaient pas été remontées sur le chemin qui mène à la plus grande prison d'Europe. Le blocage auquel participaient quelque 80 agents en tout début de matinée était en train de se lever aux alentours de 8H.

Ailleurs en France, une vingtaine de personnels s'étaient rassemblés à Laon (Aisne), une vingtaine à Annoeullin (Nord), une quarantaine à Sequedin (Nord), une quarantaine à Beauvais (Oise). A la maison d'arrêt de Nice, le blocage a repris dès 06H00 selon des sources syndicales.

Selon Philippe Abime, responsable de FO pénitentiaire en PACA, les prisons d'Aix-en-Provence, Arles et Grasse ont connu des "retards de prise de fonction" ce matin, mais la situation était rentrée dans l'ordre à 08H, tandis que des mobilisations étaient en cours à Salon, Tarascon et Toulon.

Une cinquantaine d'agents bloquaient la maison d'arrêt de Villepinte, avec un panneau "Belloubet, aboule le blé".

"Ce qui revient tout le temps [dans les doléances, NDLR] c'est: +on joue notre vie pour 1.500 euros+", explique Martial Delabroye, représentant FO au centre pénitentiaire sud francilien de Réau (Seine-et-Marne). Depuis 2013, lui aussi voit les départs se multiplier vers d'autres administrations: police nationale et municipale, douanes, mais aussi "les impôts".

A Osny, dans le Val d'Oise, une trentaine de personnes empêchaient les extractions des prisonniers et comptaient "retarder les parloirs," selon Tony Verdier, représentant FO. Tandis qu'à Nanterre, dans les Hauts-de-Seine, ils étaient une vingtaine.

Les prisons de Bonneville, Lyon-Corbas, l'établissement pour mineurs du Rhône, à Roanne et Aurillac étaient également bloquées, selon le délégué régional UFAP-UNSA Auvergne-Rhône-Alpes Dominique Verrière. Dans les étabissements de Valence, Riom et Villefranche-sur-Saône, les personnels ont retardé les appels d'"au moins 15 minutes".

"On multiplie les plans mais on est toujours moins nombreux pour y faire face, tandis que les agressions physiques sont en augmentation constante", a dénoncé M. Verrière.

Lundi, 139 des 188 centres pénitentiaires de France ont été "impactés à des degrés divers", soit par des blocages totaux, partiels, des piquets de grève, des débrayages ou des retards, selon l'administration pénitentiaire.

Le service de gestion de commentaires évolue.

A compter du 29 mars, le Journal de Réactions et la publication de commentaires seront temporairement fermés.

Les discussions autour des sujets qui vous tiennent à cœur resteront prochainement possibles au travers d’un tout nouveau service vous permettant de réagir.

 
215 commentaires - Agression de Vendin-le-Vieil: reprise du mouvement national de "blocage" des prisons
  • Les prisons sont de vraies passoires on y trouve de tout depuis que les fouilles sont interdites, merci à Madame Taubira qui a toujours oeuvré au profit des délinquants et non des victimes.Que peuvent faire les surveillants, sinon se faire agresser...gratis!

  • Réponse. Pour le 11 septembre il faut regarder qui est derrière.

  • Qui sont les détenus dans les prisons a plus de 80%......? Comme disait Brassens: la suite serait delectable....

  • La situation dans notre pays a tellement dégénéré qu'on en arrive à devoir protéger ceux qui sont censés nous protéger. Mais qui arrivera à faire bouger les choses en arrêtant de faire des promesses stériles, mais en passant à l'action ?

  • ILS n'ont pas à faire grève pour des incidents qui relèvent du risque existant dans ce métier, en plus ils ont des primes pour çà, alors çà suffit, et qu'ils arrêtent de brûler des pneus,

  • avatar
    [=pseudo.pseudo] -

    [=reaction.title]

    [=reaction.text]

avatar
[=pseudo.pseudo] -

[=reaction.text]