Agression d'une policière à la Chapelle-sur-Erdre : le procureur donne des détails sur l'interpellation de l'assaillant

Agression d'une policière à la Chapelle-sur-Erdre : le procureur donne des détails sur l'interpellation de l'assaillant
Des membres du GIGN à la Chapelle-sur-Erdre, vendredi 28 mai 2021.

publié le vendredi 28 mai 2021 à 21h10

Le procureur de la République de Nantes, Pierre Sennès, est revenu sur l'attaque dont a été victime une policière municipale près de Nantes, et a donné les premiers éléments de l'enquête. 

Le procureur de la République de Nantes, Pierre Sennès, a levé le voile sur l'interpellation de l'homme poursuivi pour avoir attaqué une policière au couteau, vendredi 28 mai, et tenté d'en blesser un autre. Au cours de sa fuite, l'assaillant s'est réfugié dans l'appartement d'une femme, séquestrée pendant 2h30.

"Très choquée" par les faits, elle a été hospitalisée" et "son état de santé ne permet pas" de l'interroger pour l'instant, a indiqué Pierre Sennès.


"À 13h10, il va se mettre sur le balcon, et il va apercevoir l'enceinte de la gendarmerie de La-Chapelle-sur-Erdre, a expliqué le procureur. Cet individu va tirer les six balles que contient son arme [prélevé sur la gendarme blessée plus tôt dans la matinée]. Sur cette première phase d'échanges de coups de feu, il n'y a pas de blessés."

Sorti de l'appartement, l'homme s'est alors rendu dans un champ, d'où il "va tirer au moins trois coups de feu sûrs, peut-être quatre". C'est à cet instant que deux gendarmes vont être blessés : l'un au genou, l'autre au niveau du coude. Une troisième balle va se loger dans le gilet pare-balle d'un troisième gendarme. À la suite de ces coups de feu, les forces de l'ordre "vont répliquer, l'agresseur va être atteint au niveau de l'abdomen." Il succombera à ses blessures.

Le procureur est revenu également sur le profil de l'assaillant, schizophrène et radicalisé à la suite d'un séjour en prison achevé en 2016. Cependant, s'il "présentait de toute évidence de graves problèmes psychiatriques", il "collaborait parfaitement aux mesures judiciaires et obligations, il suivait scrupuleusement les soins dans le cadre de l'injonction de soins".

La question des motivations de l'attaque ne sont pas encore levées à ce stade de l'enquête. L'=1emenquête a été ouverte pour tentative de meurtre sur une policière municipale et sur des gendarmes mais aussi pour séquestration. 

=1em"Cette enquête criminelle confiée à la section de recherches est aujourd'hui supervisée et dirigée par le parquet de Nantes", a déclaré Pierre Sennès lors d'une conférence de presse, précisant que "cette situation est susceptible d'évoluer" si "une qualification pénale en lien avec le terrorisme" était retenue au gré de l'avancement de l'enquête.
 

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