Agnès Verdier-Molinié : « Il y a toujours un risque que le big bang de la fonction publique fasse pschitt »

Agnès Verdier-Molinié : « Il y a toujours un risque que le big bang de la fonction publique fasse pschitt »

LesEchos, publié le lundi 05 février 2018 à 11h02

Ca va tanguer ! Matignon et Bercy ont dévoilé jeudi 1er février les grandes lignes de la réforme de la fonction publique, à l'issue d'un Comité interministériel. Deux mesures « choc » ont vivement fait réagir : les plans de départs volontaires pour les fonctionnaires et l'extension du recours aux contractuels. Agnès Verdier-Moliné, directrice de l'Ifrap, think tank libéral dédié à l'analyse des politiques publiques, répond à nos questions.

Que vous inspirent les récentes annonces du gouvernement ?

Elles vont dans le bon sens. Il y a une grande nécessité à réformer la gestion des ressources humaines dans le secteur public français. De nombreux rapports avaient déjà pointé notre retard en la matière. Si l'on fait un rapide tour d'Europe, on s'aperçoit que l'…

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8 commentaires - Agnès Verdier-Molinié : « Il y a toujours un risque que le big bang de la fonction publique fasse pschitt »
  • Le vrai pschitt? La dame parle de 'présentéisme', le terme 'présence' suffira, même si ça fait moins 'intellec' pour certains. Quant à disserter sur l'art et la manière de faire passer un agent communal chargé des espaces verts à la charge d'un gardien de prison, on sent là toute la problématique de ceux qui parlent pour ne rien dire. Moralité (selon ?): il vaut mieux se taire et passer pour un présumé imbécile, plutôt que de l'ouvrir et ne laisser aucun doute sur la chose...

  • Comme d’habitude, les français veulent le beurre, l’argent du beurre et si possible la crémière, mais surtout ne pas en assumer les couts. L’Etat ne peut pas continuer a s’endetter pour répondre a toutes les demandes de la fonction publique. Le besoin de faire des économies ne date pas d’hier et pourtant les effectifs n’ont pas cessés d’augmenter, preuve du peu de sérieux des autorités territoriales qui préfèrent renvoyer leurs dettes sur l’ensemble de la population, plutôt que de les imputer a leur administrés et par la augmenter les impôts locaux, ce qui est généralement mal vu et pas très porteur sur le plan électoral.
    Il n’est pas question de supprimer la fonction publique, mais de Maitriser le nombre de fonctionnaire, c’est à la fois vérifier qu’ils sont là ou il faut, mais aussi s’ils ont la compétence nécessaire au poste. Actuellement on est loin du compte, il ne faut pas oublier qu’embaucher un fonctionnaire c’est à vie, qu’ils soient efficace ou non. De ce côté-là l’utilisation de la sous-traitance, de personnels contractuel permettrait d’adapter nombre et compétences. Evidemment cela ne peut pas plaire a tout le monde, mais il faut que les français reviennent sur terre, et malheureusement plus on attendra, plus dure sera la chute.

    ". Actuellement on est loin du compte, il ne faut pas oublier qu’embaucher un fonctionnaire c’est à vie, qu’ils soient efficace ou non."
    Un fonctionnaire n'est pas embauché à vie, il se trouve simplement que la situation économique du pays a permis jusqu'à aujourd'hui de ne pas avoir à se poser la question du licenciement mais il n'existe pas formellement de garantie d'un emploi public à vie, quand l'Etat s'effondre, les fonctionnaires ne sont plus payés! Le gouvernement de Vichy a procédé à des révocations. L'installation de nouvelles structures de collectivités a généré de nombreuses créations de postes alors que ces restructurations auraient du se faire à effectif constant avec des transferts entre les anciennes et les nouvelles entités, les élus ont choisi la voie de la facilité et pour certains des embauches discrétionnaires et politiques que le recours aux contractuels risque de renforcer!

  • il ne faut pas confondre la fonction publique avec l'administration Française. quand vous parlez de fonction publique vous englober un ensemble de fonctionnaires et d'élus politocrates à vie qui siégent à tous les niveaux du mille feuilles administratifs.....
    ces "fontionnaires élus" générent des réunions stériles qui font croire à l'administration qu'elle avance, mais personne n'est capable de dire vers où, ou vers quoi elle avance : c'est l'inertie administrative. c'est dans ce domaine que le gouvernement doit agir.......

  • Une extrémiste antifonctionnaires qui s'est radicalisée plus dans les livres que dans la vraie vie.
    Elle n'a pas compris que beaucoup de fonctions confiées au Privé coûtent plus cher que réalisées par des fonctionnaires et si elle compte remplacer les fonctionnaires par des ordinateurs, elle rêve.

    Il ne faudrait pas oublier qu'il faut ajouter les pensions de retraite payees par les impots et ce jusqu'a leurs deces. Alors vos remarques sur le prive sont peu credibles

    "Il ne faudrait pas oublier qu'il faut ajouter les pensions de retraite payees par les impots et ce jusqu'a leurs deces"
    Pour la bonne raison que les fonctionnaires de l'Etat et d'autres n'ont pas de caisses de retraite et pour ce qui précisément du "privé", il y a déjà un moment déjà que certains régimes se seraient effondrés sans l'assistance de l'Etat donc du contribuable.

    C'est vrai, sauf que les cotisations retraite des contractuels sont payées tous les mois dès le début de carrière et pour les fonctionnaires, l'Etat garde cet argent et ne le rendra aux retraités que 42 ans plus tard. L'Etat a fait ce calcul pendant longtemps et en a tenu compte.

  • Les Françaises et les Français, les maires des petites communes surtout se plaignent de la disparition des services publics.
    Mais le gouvernement sous les ordres de Bruxelles et de l'Union européenne veut la disparition de ces services publics à la française pour imposer un modèle à l'américaine.
    Mais quand vous paierez 10 000 euros pour une opération de l'appendice ou 900 euros pour un petit séjour à l'hôpital public. Puis 10 000 à 15 000 euros de mutuelle comme aux USA vous aurez peut-être compris que les services publics à la française avaient du bon.
    Mais peut-être sera-t-il trop tard ? N'est-pas Mme Verdier-Molinié.

    Il est évident qu'une bonne partie de la population française n'aurait pas les moyens d'une assurance globale (SS et mutuelle) dés lors que les effets des mécanismes de solidarité cesseraient leurs effets mais visiblement certains inconscients veulent voir jusqu'où ils peuvent aller dans le partage des ressources.

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