Affaire Théo : le parquet requiert le renvoi de trois policiers devant les assises

Affaire Théo : le parquet requiert le renvoi de trois policiers devant les assises
Manifestation à Bobigny contre les violences policières en soutien à Théo, le 11 février 2017

, publié le mercredi 07 octobre 2020 à 12h23

Le parquet de Bobigny a requis le renvoi devant les assises de trois policiers pour "violences volontaires" sur Théo Luhaka, grièvement blessé lors d'un contrôle de police en 2017, et devenu un symbole des violences policières, a-t-il indiqué mercredi dans un communiqué.

Le parquet, qui a écarté la qualification de "viol aggravé", a demandé le renvoi d'un des agents pour "violences volontaires avec arme par personne dépositaire de l'autorité publique ayant entraîné une mutilation ou une incapacité permanente partielle", estimant que "les éléments constitutifs du crime de viol n'étaient pas réunis".

Il a par ailleurs requis le renvoi des deux autres policiers pour "violences volontaires en réunion par personnes dépositaires de l'autorité publique", et un non-lieu pour le quatrième agent mis en examen.

Le 2 février 2017, Théo, à l'époque âgé de 22 ans, avait été grièvement blessé dans la zone anale par une matraque télescopique, lors d'un contrôle de police dans la cité des 3.000 à Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis).

En 2019, une expertise médicale avait conclu que le jeune homme souffrait d'une "infirmité permanente", causée par des lésions "en relation certaine et directe" avec son interpellation. Son handicap se traduit par une incontinence qui nécessite une prise en charge "à vie", selon le rapport d'expertise.

Cinq jours après les faits et leur retentissement national, Théo Luhaka avait reçu la visite à l'hôpital de François Hollande, alors président de la République. 

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