Affaire Mila : la jeune fille ne "regrette absolument pas ses propos" contre l'islam

Affaire Mila : la jeune fille ne "regrette absolument pas ses propos" contre l'islam
"Le Coran il n'y a que de la haine là-dedans, l'islam c'est de la merde", avait dit le 18 janvier dernier Mila sur une "story" sur Instagram.

, publié le mardi 04 février 2020 à 09h01

Invitée sur le plateau de Quotidien lundi soir, la lycéenne iséroise de 16 ans a revendiqué son "droit au blasphème". Elle s'est néanmoins excusée pour sa vulgarité.

Après près de quinze jours de polémique, Mila a livré lundi soir 3 février sa seule et unique interview sur le plateau de Quotidien, sur TMC.

Inondée de menaces de mort et de viol sur les réseaux sociaux après ses virulentes critiques sur l'islam, la lycéenne iséroise de 16 ans a témoigné à visage découvert. "Il fallait que je montre une image différente que la fille sur cette vidéo. Et je me suis dit que ça ne ferait pas plus de mal d'être à la télévision", a-t-elle justifié.



"Le Coran il n'y a que de la haine là-dedans, l'islam c'est de la merde", avait dit le 18 janvier dernier la jeune femme sur une "story" sur Instagram. "Je ne regrette absolument pas mes propos, c'était vraiment ma pensée", a-t-elle déclaré lundi soir.



L'adolescente a toutefois dit regretter d'avoir tenu ses propos sur les réseaux sociaux, ainsi que leur "vulgarité". "Je m'excuse un petit peu pour les personnes que j'ai pu blesser, qui pratiquent leur religion en paix, et je n'ai jamais voulu viser des êtres humains, j'ai voulu blasphémer, j'ai voulu parler d'une religion, dire ce que j'en pensais", a-t-elle précisé.

"Je n'étais pas en sécurité dans mon établissement"

Depuis la publication de sa vidéo, Mila a dû être déscolarisée et explique qu'aujourd'hui sa vie est "clairement en pause". "Je n'étais pas en sécurité dans mon établissement. Vu les menaces que j'ai reçues des personnes de mon lycée, j'aurais pu être brûlée à l'acide, me faire frapper. J'étais menacée d'être déshabillée en public, d'être enterrée vivante. J'étais obligée d'abandonner mon lycée", a-t-elle déploré. 

"L'Éducation nationale fait le maximum pour m'aider, me trouver un endroit où je serai en sécurité mais ce n'est pas évident", a-t-elle expliqué. "Elle est dans une situation très particulière que nous condamnons, donc nous l'aidons avec une certaine discrétion car l'objectif est de la rescolariser paisiblement pour qu'elle ait une vie normale", avait indiqué un peu plus tôt à la presse le ministre de l'Éducation nationale Jean-Michel Blanquer.

Elle a également alerté les internautes sur "les faux comptes" et les "fausses cagnottes", précisant qu'aucune cagnotte n'avait été ouverte à son bénéfice.

Le parquet de Vienne, qui avait ouvert une enquête pour "provocation à la haine à l'égard d'un groupe de personnes, en raison de leur appartenance à une race ou à une religion déterminée", l'a classée sans suite.

Les enquêteurs poursuivent en revanche leurs investigations pour trouver les auteurs des menaces de mort exprimées à l'encontre de la jeune fille qui a porté plainte. Selon la lycéenne, "la police prend ça très au sérieux".
 

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