Affaire Mia : la DGSI aurait été au courant d'un projet d'enlèvement d'enfant à Épinal dès la fin mars

Affaire Mia : la DGSI aurait été au courant d'un projet d'enlèvement d'enfant à Épinal dès la fin mars©Panoramic (image d'illustration)

publié le vendredi 16 avril 2021 à 19h20

À en croire les informations de BFM TV, la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) aurait été informée, dès la fin mars, d'un projet d'enlèvement d'enfant à Épinal (Vosges). À l'époque, les services de renseignements avaient déjà un œil sur les individus qui sont suspectés d'avoir enlevé la petite Mia le 12 avril dernier. 

Les recherches se poursuivent activement afin de retrouver la petite Mia, enlevée au domicile de sa grand-mère mardi dernier.

Mercredi et jeudi, quatre hommes, suspectés d'être les ravisseurs de la jeune fille de 8 ans, ont été interpellés et placés en garde à vue. Appartenant à la mouvance survivaliste, adhérant à des thèses complotistes et considérés comme potentiellement dangereux, ils étaient déjà suivis depuis quelque temps par la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI). Or, selon les informations de BFM TV, celle-ci aurait eu vent dès la fin mars d'un projet d'enlèvement d'enfant à Épinal.



C'est justement non loin de la préfecture des Vosges, dans la commune des Poulières, que Mia a été enlevée. Toujours d'après le média, les services de renseignements auraient même été informés d'une date d'enlèvement, entre le 12 et le 16 avril, et de la volonté des ravisseurs de remettre l'enfant à ses parents. La fillette a bien disparu le 12 avril, et le procureur d'Épinal a révélé qu'elle aurait été confiée à sa mère "environ 20 minutes" après le rapt. Celle-ci, âgée de 28 ans, n'avait plus le droit de voir sa fille seule. La possibilité qu'elles ne soient déjà plus sur le territoire français n'est pas à écarter, selon le procureur. 

D'autres projets violents à l'étude 

La DGSI n'aurait toutefois pas pu établir à l'avance l'identité de la cible des ravisseurs, sachant juste qu'il était question d'un "enfant à Épinal". Les quatre suspects, portés sur les explosifs, auraient également eu d'autres projets à caractère violent, tels que renverser la République, détruire des centres de vaccination ou encore des centres de finances publiques. Autant d'éléments qui auraient incité le parquet national antiterroriste (PNAT) à ouvrir une enquête préliminaire pour association de malfaiteurs terroristes à leur encontre en avril.

Vos réactions doivent respecter nos CGU.