Affaire Mia: "Basile", le dernier kidnappeur présumé, arrêté et placé en détention

Affaire Mia: "Basile", le dernier kidnappeur présumé, arrêté et placé en détention
Le procureur de la République de Nancy, François Pérain, lors d'une conférence de presse le 18 avril 2021 à Nancy

publié le lundi 26 avril 2021 à 19h14

Le dernier homme qui était recherché dans le cadre de l'enlèvement de la petite Mia a été arrêté et mis en examen pour "enlèvement de mineure de 15 ans en bande organisée" et "association de malfaiteurs en lien avec un enlèvement aggravé", a annoncé le parquet lundi.

Il a été placé en détention provisoire, a précisé le procureur de Nancy, François Pérain.

Cet homme, surnommé "Basile", né en 1977, a reconnu devant le juge d'instruction sa "participation active à l'enlèvement" de Mia, 8 ans. La petite fille avait été retrouvée saine et sauve le 18 avril, cinq jours après son enlèvement, commandité par sa mère qui n'en avait plus la garde. La fillette et sa mère avaient été retrouvées dans un squat dans le canton de Vaud, en Suisse.

"Basile" a été arrêté samedi à son domicile en Meurthe-et-Moselle. Mutique durant sa garde à vue, il a parlé pendant son interrogatoire de première comparution. Ancien "coach mental" qui perçoit actuellement le RSA, il a reconnu avoir effectué un repérage des lieux trois semaines avant l'enlèvement et avoir participé aux visio-conférences de préparation du rapt.

Il a aussi admis avoir été l'un des deux kidnappeurs à s'être présentés au domicile de la grand-mère de Mia, qui en avait la garde, en se faisant passer pour des éducateurs afin d'enlever l'enfant. Il a ensuite traversé à pied la frontière suisse avec la mère et l'enfant, une marche de deux heures pendant laquelle il a fallu porter la fillette, selon M. Pérain.

Lola Montemaggi, la mère de Mia, âgée de 28 ans, a été extradée vendredi par la Suisse. Elle a été mise en examen et placée en détention provisoire dans la nuit de vendredi à samedi.

Outre "Basile", six hommes et une femme, proches de la mouvance anti-système et complotiste, avaient déjà été mis en examen dans le cadre de cet enlèvement, mené comme une véritable opération militaire. Cinq de ces hommes sont en détention provisoire.

Par ailleurs, un mandat d'arrêt international a été lancé à l'encontre de Rémy Daillet, figure du mouvement complotiste résidant en Malaisie, soupçonné d'avoir contribué à l'organisation de l'enlèvement de Mia.

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