Affaire Jubillar : une clé USB et un appareil photo au coeur de l'enquête

Affaire Jubillar : une clé USB et un appareil photo au coeur de l'enquête
(illustration)

publié le mercredi 23 juin 2021 à 10h35

Cédric Jubillar a été mis en examen pour "homicide volontaire par conjoint", six mois après la disparition de son épouse Delphine.

Les images vont-elles parler? Une clé USB et des cartes mémoires ont été saisies mardi 22 juin au domicile de Delphine et Cédric Jubillar, à Cagnac-les-Mines (Tarn), quatre jours après la mise en examen et l'incarcération de ce dernier, a-t-on appris auprès de son avocat.


"Je confirme la saisie d'une clé USB et de cartes d'appareil photo", a indiqué Me Jean-Baptiste Alary confirmant une information d'Aujourd'hui en France / Le Parisien faisant état d'une perquisition au domicile du couple en présence de son client.

Cédric Jubillar a été mis en examen et écroué vendredi pour "homicide volontaire par conjoint", six mois après la disparition de son épouse, Delphine Jubillar, 33 ans, une infirmière du Tarn, mère de leurs deux enfants.

La défense dénonce des "incohérences"

L'avocat du plaquiste de 34 ans qui était en instance de séparation, a précisé que l'appel "de l'ordonnance de placement en détention provisoire" qu'il comptait défendre en début de semaine prochaine était repoussé pour des raisons "d'emploi du temps". Me Alary a ajouté qu'il attendait "d'obtenir copie du dossier" pour présenter "une requête en nullité de la mise en examen". "A ce stade du dossier, sans corps, sans connaître les origines d'un décès dont on ignore jusqu'à la réalité, retenir une intention homicide est ahurissant", avait dénoncé dès vendredi l'avocat.

"Le dernier scénario est une dispute qui a mal tourné, et quelques heures plus tard devant le juge on dit que c'est un meurtre aggravé. L'incohérence est assez massive", avait martelé Me Alary.

Faisant suite à la mise en examen de Cédric Jubillar, le procureur de la République de Toulouse Dominique Alzeari avait indiqué vendredi lors d'une longue conférence de presse que la "disparition criminelle (était) privilégiée" dans ce dossier avec une "présomption d'homicide".

Le magistrat avait insisté sur un "contexte de séparation très conflictuel" avec une violente dispute le soir du 15 décembre, date de la disparition de la jeune infirmière, une altercation dont aurait été témoin leur fils de 6 ans.

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