Affaire Jubillar : l'examen d'une couette au cœur du débat

Affaire Jubillar : l'examen d'une couette au cœur du débat©Panoramic

publié le mercredi 25 août 2021 à 16h20

Principal suspect du meurtre de sa femme, Delphine, Cédric Jubillar va faire une nouvelle demande de remise en liberté par l'intermédiaire de ses avocats. Selon BFM TV, ces derniers comptent notamment s'appuyer sur les retards rencontrés pour l'examen de la fameuse couette retrouvée dans la machine à laver du couple.

Mis en examen le 18 juin dernier et placé à l'isolement à la maison d'arrêt de Seysses, en Haute-Garonne, Cédric Jubillar et ses avocats vont faire une nouvelle demande de remise en liberté ce mercredi 25 août.

La première demande, déposée le 6 juillet, avait été rejetée deux jours plus tard par la chambre de l'instruction de la Cour d'appel de Toulouse. Mais cette fois, les avocats du mari semblent avoir de nouveaux éléments en leur possession alors que Delphine Jubillar est toujours portée disparue depuis la nuit du 15 au 16 décembre 2020. C'est une couette qui permet à maître Emmanuelle Franck et ses confrères de déposer cette nouvelle demande alors qu'ils jugent l'examen de cette dernière trop lent. "Nous avons malheureusement constaté que certains éléments dont on pensait qu'ils étaient dans le dossier ou en cours de traitement, ne l'ont été que fin juillet. Je prends pour exemple l'analyse de la fameuse couette, présentée comme l'un des éléments à charge et clé de voûte de l'accusation", a expliqué maître Emmanuelle Franck au micro de BFMTV.



Dix jours pour répondre à la demande de remise en liberté

Cette fameuse couette est pourtant un élément essentiel de l'enquête car elle a été lavée le 16 décembre 2020 à 4h50 du matin dans la machine à laver de la famille. Une couette dans laquelle Delphine Jubillar avait l'habitude de dormir et que le père de famille avait lavé en mettant en cause ses chiens alors que sa femme venait tout juste de disparaître. Mais le nettoyage de cette couverture est bien plus complexe qu'il n'y paraît, car la Cour d'appel de Toulouse avait établi en juillet qu'aucune lessive n'était en cours à l'arrivée des agents et que la couette n'avait été découverte que le 17 décembre.

Face à cette nouvelle demande de remise en liberté, l'avocat de la sœur et des frères de la mère de famille, maître Laurent Nakache-Haarfi, s'est exprimé sur BFMTV : "On ne comprendrait pas pourquoi il serait remis en liberté en l'état actuel du dossier. Depuis que la chambre de l'instruction de la Cour d'appel a statué en juillet, aucun élément nouveau n'est apparu auprès des juges d'instruction ou des différentes parties." Les juges d'instruction vont bénéficier de dix jours pour répondre aux avocats de Cédric Jubillar une fois que la demande aura été formulée alors que le coupable présumé va rester à l'isolement, pour le préserver des autres détenus, en attendant la réponse.

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