Affaire Hulot : les coulisses de sa communication de crise

Affaire Hulot : les coulisses de sa communication de crise
Le ministre de la Transition écologique a démenti les rumeurs de harcèlement sexuel (photo d'illustration).

Orange avec AFP, publié le vendredi 09 février 2018 à 17h58

Jeudi 8 février, Nicolas Hulot était sur le plateau de BFMTV pour répondre aux rumeurs d'harcèlement sexuel circulant à son sujet, avant même que celles-ci soient révélées par Ebdo ce vendredi 9 février. Une stratégie inédite visant à éteindre l'incendie médiatique avant même qu'il ne se déclare, souligne Europe 1.





Cette décision, le ministre l'aurait prise "seul ce week-end, avec sa famille et ses amis", croit savoir Le Parisien. "C'est lui qui a fait le choix de prendre les devants", confirme d'ailleurs un conseiller à Matignon dans les colonnes du quotidien.

Selon Europe 1, ce serait pourtant Emmanuel Macron qui serait derrière le passage de Nicolas Hulot dans la matinale de BFMTV. "J'ai peur de la rumeur, mais pas de la vérité", a confié ce jour-là, à plusieurs reprises, le ministre de la Transition écologique au micro de Jean-Jacques Bourdin.

"La maîtrise du calendrier"

Derrière cette opération de communication, on retrouve Stéphane Schmaltz, spécialiste de la communication de crise, le fondateur de l'agence le Pouvoir des idées, ancien pilier de l'agence Euro RSCG, devenue Havas Worldwide.

Quelques semaines avant lui, c'est Gérald Darmanin, le ministre de l'Action et des Comptes publics, qui avait évoqué sur franceinfo de la plainte pour viol déposée contre lui, quinze jours avant la publication d'un article du Monde.

"Il y a deux avantages à faire ça : vous prenez la maîtrise du calendrier, c'est vous qui décidez quand l'info sort. La deuxième chose, c'est que Nicolas Hulot peut coder le débat dans son sens, c'est-à-dire qu'il va pouvoir dire sa vérité à lui, et c'est ce que l'on a entendu en premier", explique à Europe 1 Thierry Moreau-Chevrolet, professeur de communication politique à Sciences-Po.

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