Affaire Hulot : la fille d'une ancienne ministre de Lionel Jospin harcelée ?

Affaire Hulot : la fille d'une ancienne ministre de Lionel Jospin harcelée ?©Panoramic
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publié le jeudi 02 décembre 2021 à 11h30

Une semaine après la diffusion de l'enquête du magazine « Envoyé Spécial », les témoignages de femmes accusant Nicolas Hulot de viols et d'agressions sexuelles se multiplient. Il aurait notamment visé la fille d'une ancienne ministre du gouvernement Jospin, selon les révélations de Paris Match, jeudi 2 décembre. 

Depuis la diffusion, jeudi 25 novembre, d'une enquête sur France Télévisions du magazine "Envoyé Spécial" mettant en avant le témoignage de femmes accusant Nicolas Hulot de viols et d'agressions sexuelles, les langues ont commencé à se délier. Dans sa dernière édition, en kiosques depuis jeudi 2 décembre, Paris Match révèle que la fille d'une ancienne ministre du gouvernement Jospin (1997 - 2002) aurait été agressée par l'ancien présentateur vedette de TF1. C'est sa mère qui a témoigné dans les colonnes du magazine : "Ma fille a été soulagée d'apprendre qu'une enquête a été ouverte.

Elle se tient prête à témoigner devant les policiers [...] Il lui avait donné rendez-vous chez lui, dans son appartement parisien, [en 2006], elle ne s'est pas méfiée parce que je le connaissais bien".


Le magazine raconte l'entrevue entre la fille de cette ancienne ministre et Nicolas Hulot. Ce dernier aurait notamment tenté de l'embrasser, elle l'aurait alors repoussé. L'ancien ministre aurait poursuivi la jeune femme dans l'appartement, et quand celle-ci aurait tenté de fuir, elle aurait trouvé la porte du logement fermée à clef. Finalement, elle serait parvenue à s'échapper. "Elle était furieuse, elle l'a raconté ensuite en le traitant de pauvre type. Il avait osé lui dire que 'à (lui), on ne disait pas non' !", a raconté l'ancienne membre du gouvernement Jospin à Paris Match.

 "Courtisée à la limite du harcèlement"

Si les faits évoqués dans l'enquête d'"Envoyé Spécial" sont désormais prescrits, les témoignages affluent, dans le sens des propos de l'ancienne membre du gouvernement Jospin. Bérengère Bonte, auteure de "Sain Nicolas" en 2010, première biographie de celui qui deviendra par la suite ministre de la Transition Écologique, avait déjà évoqué la situation dans l'un des chapitres de son livre, dont un passage est repris, ce 2 décembre, par Paris Match. "(Mes interlocuteurs) parlent de jeunes femmes anonymes, d'assistantes d'émissions, de stagiaires ou des femmes issues de la sphère publique : une petite fille de Mitterrand, apprentie photographe qui passe une semaine chez lui sans ramener le moindre cliché, une fille de ministre courtisée à la limite du harcèlement", écrivait-elle alors. 

Certains proches de Nicolas Hulot ont refusé de répondre aux questions de Paris Match. Seul Jean-Paul Besset, ancien député européen a déclaré : "Je ne dis pas qu'il n'y a pas eu des suspicions sur ses comportements. Il y a toujours eu des choses de ce point de ce point de vue-là... Mais je n'ai jamais eu connaissance ou constaté de déviance prédatrice, ni de violences". Il assure qu'il aurait stoppé toute relation avec l'ancien ministre, s'il avait vu de ses propres yeux de tels agissements. 

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