Affaire Griveaux: la cour d'appel de Paris valide l'interpellation de Pavlenski et de Taddeo

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Me Noémie Saïdi-Cottier, l'avocate d'Alexandra de Taddeo, le 18 février 2020 à Paris
Me Noémie Saïdi-Cottier, l'avocate d'Alexandra de Taddeo, le 18 février 2020 à Paris
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© AFP, STEPHANE DE SAKUTIN

, publié le mardi 23 février 2021 à 15h44

L'interpellation médiatisée en février 2020 de Piotr Pavlenski et de sa compagne Alexandra de Taddeo, mis en cause dans l'affaire Griveaux, a été validée mardi par la cour d'appel de Paris, a appris l'AFP de source judiciaire.

Le 26 janvier, les avocats de l'artiste russe et de sa compagne juriste avaient demandé la nullité d'actes d'enquêtes liés à leur interpellation en février 2020 qu'ils estimaient irrégulière.

La cour d'appel, suivant les réquisitions du parquet général, a rejeté mardi l'ensemble de ces requêtes en nullité, a indiqué une source judiciaire, validant ainsi la procédure.

"Cette décision prouve que l'agitation médiatique ne vaut pas raisonnement juridique. L'instruction va pouvoir se poursuivre afin d'identifier tous les auteurs du délit et des agissements nauséabonds dont Benjamin Griveaux a été la victime" ont réagi à l'AFP les avocats de l'ex-porte-parole du gouvernement, Me Richard Malka et Me Lorraine Gay.

Le couple avait été interpellé le 15 février 2020 dans l'ouest de Paris, devant l'objectif d'un photographe de l'agence Bestimage, dirigée par Michèle Marchand, une proche du couple Macron.

La publication par Paris Match des photos de l'arrestation avait conduit le parquet de Paris à ouvrir une enquête préliminaire distincte le 28 février.

L'enquête a été confiée à un juge qui a mis en examen deux policiers le 10 septembre pour "violation du secret professionnel" et l'un des deux, soupçonné d'avoir falsifié un procès-verbal, également pour "faux en écriture publique". 

Cette arrestation avait été ordonnée dans le cadre d'une affaire de violences lors du réveillon, mais s'était produite le jour où M. Griveaux avait déposé plainte pour la retentissante diffusion de vidéos à caractère sexuel qui l'avait conduit à se retirer de la bataille des municipales à Paris. M. Pavlenski avait revendiqué cette publication.

La décision de la cour d'appel de Paris "n'est malheureusement pas une surprise dans ce dossier", a réagi Me Noémie Saidi-Cottier, avocate d'Alexandra de Taddeo. 

"Alors que des policiers ont été mis en examen pour la manière dont ils ont mené cette procédure et en dépit d'entorses manifestes au secret professionnel, la chambre de l'instruction n'y trouve rien à redire et considère que tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes judiciaires. Je ne partage pas cette position. Le droit n'a pas été respecté", a-t-elle regretté.

Sa cliente, Alexandra de Taddeo, a estimé sur Twitter que la justice avait "fait de la politique mais pas du droit" dans ce dossier. 

Me Yassine Bouzrou, l'un des avocats de Piotr Pavlenski, a indiqué à franceinfo qu'il comptait former un pourvoi en cassation.

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