Affaire Grégory : le juge Lambert retrouvé mort à son domicile

Affaire Grégory : le juge Lambert retrouvé mort à son domicile
L'ancien juge d'instruction Jean-Michel Lambert, en septembre 2014 (photo d'archives).

Orange avec AFP, publié le mardi 11 juillet 2017 à 22h00

Nouveau drame dans l'affaire du petit Grégory. L'ex-juge Jean-Michel Lambert a été retrouvé mort à son domicile du Mans (Sarthe) ce mardi 11 juillet, ont affirmé à l'AFP des sources proches du dossier confirmant une information du Parisien.

L'ancien juge d'instruction, âgé de 65 ans, avait piloté le début de l'enquête sur l'assassinat de l'enfant de 4 ans entre 1984 et 1986.

Selon des sources interrogées par le quotidien, sa mort "pourrait être consécutive à un suicide". C'est l'une de ses voisines qui a alerté la police peu après 19h. Son corps a été retrouvé dans son bureau avec un sac plastique noué sur la tête à l'aide d'un foulard, ont expliqué les sources interrogées par l'AFP. La police judiciaire d'Angers a été saisie et le parquet du Mans a ouvert une enquête pour déterminer les circonstances de la mort. Selon les premières constatations, aucune trace d'effraction ou de lutte n'a été relevée dans son appartement.

L'AVOCAT DES ÉPOUX VILLEMIN "CATASTROPHÉ"

Surnommé "le petit juge", le juge Jean-Michel Lambert, avait alors 32 ans lorsque le 16 octobre 1984, le cadavre du petit Grégory avait été retrouvé ligoté dans la Vologne. Alors seul juge d'instruction à Épinal (Vosges), il s'agissait de son premier poste. Propulsé sous les projecteurs, il avait longtemps été désigné comme l'un des responsables du fiasco judiciaire de l'une des énigmes criminelles les plus marquantes en France, avant de retomber dans l'anonymat des prétoires et de se consacrer à l'écriture.



L'avocat des époux Villemin, Me Thierry Moser, s'est déclaré mardi "catastrophé" en apprenant la nouvelle. "Je suis catastrophé, c'est infiniment triste", a confié l'avocat mulhousien à l'AFP. "Je garderai de lui le souvenir d'un homme qui a été confronté à un dossier difficile, qu'il n'a pas su maîtriser et qui a été pris dans un vertige irrépressible".

"Quelles que soient les causes de ce qui semble être un suicide, je n'ai aucune animosité envers lui. Je critique les conclusions qu'il a tirées de son instruction mais je ne critiquerai jamais l'homme", a poursuivi celui qui défend depuis le décès de Grégory, le 16 octobre 1984, les intérêts des parents de l'enfant, Jean-Marie et Christine Villemin.

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