Affaire Grégory : le cousin de Murielle Bolle sort du silence et se confie dans la presse

Affaire Grégory : le cousin de Murielle Bolle sort du silence et se confie dans la presse©Gendarmerie nationale
A lire aussi

6Medias, publié le lundi 03 juillet 2017 à 21h35

Un témoin clé. Sa déposition devant les gendarmes le 17 juin dernier a provoqué le dernier rebondissement en date dans l'enquête sur l'assassinat du petit Grégory Villemin, en octobre 1984, dans les Vosges.

Le témoignage de ce cousin de Murielle Bolle a permis la mise en examen de cette dernière pour "enlèvement de mineur de 15 ans suivi de mort".

Ses déclarations accréditent la thèse selon laquelle Murielle Bolle, qui avait incriminé en novembre 1984 son beau-frère Bernard Laroche dans l'enlèvement de Grégory, se serait rétractée le lendemain après avoir subi des pressions et des brutalités de la part de sa famille.

Dans un entretien exclusif accordé au Parisien et mis en ligne ce lundi soir, Philippe*, 54 ans, a accepté de revenir sur ses déclarations. "C'est moi qui ai pris contact avec la gendarmerie, j'en assume entièrement la responsabilité. Ce que j'ai déclaré ne m'a pas été volé de la bouche, pas extorqué", souligne le cousin germain de Murielle Bolle qui indique avoir eu "des confidences" de celle-ci il y a 32 ans.

Mais pourquoi alors avoir attendu tout ce temps pour témoigner ? "Il y a eu un élément déclencheur, c'est l'interpellation des époux Jacob [grand-oncle et grand-tante de Grégory, ndlr], le 14 juin. Voilà le déclic. Tout s'est remis en place dans ma tête. Je me suis dit, Murielle ne peut plus mentir. Murielle qui m'avait confié une chose 32 ans en arrière, chose que j'ai toujours eu dans ma tête", répond un brin agacé le quinquagénaire, aujourd'hui marié et père de cinq enfants.

"Oui, j'ai vu Murielle subir des coups, et je n'en démordrai pas ! Cette scène, je l'ai vue de mes yeux vue, j'y ai assisté", poursuit-il. Et d'ajouter : "Je peux vous dire que Murielle s'est fait démonter, je veux dire qu'elle a été frappée par plusieurs personnes, elle a pris une sacrée volée. Ça m'attriste encore aujourd'hui. Parfois, je me dis que j'aurais peut-être pu intervenir. Mais j'avais à peine plus de 20 ans...".

Aujourd'hui, Philippe a conscience du rôle qu'a joué son témoignage dans le déroulé de l'enquête, mais se défend de toute velléité de vengeance envers sa cousine. "Je n'ai pas voulu enfoncer Murielle. Je n'ai aucune haine envers les Bolle, il n'y a aucune vengeance. D'ailleurs, dans cette affaire, je pense que Murielle est une victime. C'est une gamine qui a beaucoup souffert. Moi j'ai fait ce que ma conscience m'a dicté", indique-t-il dans les colonnes du Parisien.

L'homme affirme n'avoir "rien à gagner dans cette histoire" et dit être prêt à soutenir sa version, les yeux dans les yeux face à Murielle Bolle. Invité à donner son opinion sur Bernard Laroche, Philippe lâche sans se défiler : "Si vous me demandez si Bernard Laroche a pu tuer le petit, je vous dis non, c'est mon intime conviction". Et de conclure : "Un gamin de 4 ans est mort. Qui que ce soit, celui ou ceux qui l'ont tué doivent payer".

Le service de gestion de commentaires évolue.

A compter du 29 mars, le Journal de Réactions et la publication de commentaires seront temporairement fermés.

Les discussions autour des sujets qui vous tiennent à cœur resteront prochainement possibles au travers d’un tout nouveau service vous permettant de réagir.

 
103 commentaires - Affaire Grégory : le cousin de Murielle Bolle sort du silence et se confie dans la presse
  • Et si ce "cousin " s'il existe ?? , était condamné pour avoir dans cette été un OBSTACLE au déroulement de la Justice ???

  • Et dire qu'on réprimande les chinois d'avoir mis quelqu'un en prison pour avoir trop parlé.

  • Plus de 30 ans déjà et cette justice toujours aussi incompétente pour découvrir LA vérité.
    Et il est trop tard personne dans ce clan ne parlera et on ne pourra avoir QUE des soupçons.

  • c'en n'est pas fini de cette affaire mais bizarre car si elle a reçu des coups même à l'époque il devait y avoir des traces ? et personne n'a rien vu

    je ne crois pas que les gendarmes aient demander qu'elle se déshabille

    Dans les campagnes, rien n'est su, c'est bouche cousue

    Dans les campagnes, rien n'est su, c'est bouche cousue
    On entend tout de même mugir ces féroces soldats.

  • il faudrait aussi interroger la veuve Laroche;son mari lui a peut-être dit des choses à sa sortie de prison.il y a aussi le fait de l'absence de l'ADN de Gregory suite à son incinération,ça aurait peut.-être amener d'autres arguments

    Je l'ai dit plusieurs qu'il fallait interroger Mme Laroche, qu'est ce qu'ils attendent ?