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Affaire Grégory : Jean-Marie Villemin rompt le silence

Affaire Grégory : Jean-Marie Villemin rompt le silence©Gendarmerie nationale

, publié le vendredi 15 janvier 2021 à 10h00

Dans la postface du livre de son avocat Thierry Moser, le père du petit Grégory, muet depuis 2006, évoque leur amitié, l'"anéantissement total" à la suite de l'assassinat de son fils et sa responsabilité dans le meurtre de son cousin Bernard Laroche. 

15 ans de silence puis une postface. Jean-Marie Villemin, père du petit Grégory, retrouvé mort le 16 octobre 1984 dans les Vosges, s'est exprimé publiquement pour la première fois depuis la fin octobre 2006, rapporte Vosges Matin.

Dans un texte ajouté à la fin du livre de son avocat Me Thierry Moser, intitulé Mémoires de l'avocat de Christine Villemin (Le Noyer), Jean-Marie Villemin revient sur l'affaire Grégory, ce drame qui l'a plongé, ainsi que son épouse, Christine, dans un "anéantissement total".



Le père du petit Grégory salue le travail effectué par Thierry Moser, devenu un ami, qui s'est acharné à "se battre sur le terrain judiciaire et sur le plan médiatique". L'avocat, précise Jean-Marie Villemin, l'a fait "de façon désintéressée et déterminée, avec ses confrères, pour Grégory, pour les frères et la sœur de Grégory qui sont nés après l'assassinat de 1984, pour Christine et pour moi".

Cette postface permet aussi à Jean-Marie Villemin de mettre des mots sur les méandres judiciaires de ce drame. Le père du petit Grégory évoque notamment "l'enchaînement tragique qui a vu le magistrat instructeur Jean-Michel Lambert échouer à mener son dossier d'instruction". Un homme qualifié de "triste", "désavoué" et "versatile". Jean-Marie Villemin fustige également "une certaine presse" et le SRPJ de Nancy, désireux de faire de sa femme une coupable, la mère de Grégory ayant été un temps soupçonnée d'être responsable de la disparition de l'enfant. 

Faire la lumière 

Pour autant, Jean-Marie Villemin n'oublie pas ses responsabilités, notamment concernant le meurtre de Bernard Laroche, son cousin, qu'il a tué "dans un moment d'aberration et de total désespoir", confie-t-il dans cette postface relayée par le quotidien régional. De cette sombre affaire, le père du petit Grégory entend toujours faire la lumière, pour "enfin aboutir, dans un avenir pas trop éloigné, à une juste solution"

Les époux Villemin, aidés par leur avocat, ont demandé de nouvelles investigations, concernant la stylométrie et l'ADN de parentèle. En décembre dernier, le parquet de Dijon indiquait avoir conduit plusieurs auditions dans le cadre de l'enquête sur la disparition de Grégory Villemin. Un nouveau volet de l'enquête qui entendait donc étudier cette méthode dite de stylométrie dans l'objectif de pouvoir, enfin, identifier l'auteur de la lettre qui avait revendiqué l'assassinat de l'enfant. En dépit des "péripéties procédurales... en raison de la bataille engagée par les mis en examen sur la forme et non pas le fond", Jean-Marie Villemin veut la vérité, "par respect pour la mémoire de Grégory". Pour l'heure, l'identité de l'assassin de son fils reste inconnue.

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