Affaire Gregory : 37 ans après, les époux Jacob sortent du silence face à la presse

Affaire Gregory : 37 ans après, les époux Jacob sortent du silence face à la presse
Le petit Grégory Villemin a été tué en 1984

, publié le dimanche 31 janvier 2021 à 08h48

Le couple avait été mis en examen en juin 2017, avant annulation de la procédure pour vices de forme.

"On n'a rien à se reprocher". Marcel et Jacqueline Jacob, grand-oncle et grand-tante du petit Grégory Villemin, assassiné en 1984, ont clamé leur innocence dans un entretien publié samedi 30 janvier.

Cette contre-attaque médiatique intervient alors que la tristement célèbre affaire Grégory a récemment connu de nouveaux développements. "On n'a rien à voir avec tout ça", a déclaré Jacqueline Jacob dans une interview accordée avec son mari à Vosges Matin et L'Est Républicain, présentée comme la première prise de parole publique du couple depuis le début de l'affaire, il y a plus de 36 ans.

Soupçonnés d'êtres les "corbeaux", les auteurs de lettres anonymes d'insultes et de menaces et d'une lettre de revendication du crime envoyées à la famille Villemin, les époux avaient été mis en examen en juin 2017 pour "enlèvement et séquestration suivie de mort". Ces mises en examen avaient finalement été annulées en mai 2018 pour des raisons de procédure. "Jamais je n'ai écrit une lettre", s'est défendue Jacqueline Jacob. "La pire des choses est d'être accusé de quelque chose que l'on n'a pas fait", a renchéri son mari.

Le mois dernier, Le Parisien/Aujourd'hui en France avait révélé qu'un nouveau rapport de stylométrie, technique qui permet d'identifier l'auteur d'un texte d'après son style d'écriture, "incrimine un suspect". "On n'a pas à être inquiets s'ils font bien leur travail. Je n'ai jamais écrit", a réagi Jacqueline Jacob, interrogée sur cette nouvelle expertise. Les deux époux ont expliqué leur offensive médiatique, qui les a amenés à s'exprimer également dans les colonnes du Nouveau détective et devant les caméras de BFMTV, par leur volonté de "dire stop", déplorant d'apparaître "tous les jours sur le journal" et de voir leur nom "jeté en pâture".

Alors que la Cour d'appel de Dijon, où le dossier est instruit depuis 1987, a accepté mercredi de nouvelles expertises génétiques, conformément aux voeux formulés par les époux Villemin, les Jacob ont affirmé avoir "confiance" en la justice, tout en soulignant qu'"il ne faut pas qu'elle tire sur la mauvaise ambulance".

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