Affaire Fiona : sa mère a tenté de se suicider en prison

Affaire Fiona : sa mère a tenté de se suicider en prison
La mère de la petite Fiona, Cécile Bourgeon, le 5 septembre 2016 au tribunal de Riom (Puy-de-Dôme).

Orange avec AFP, publié le dimanche 30 juillet 2017 à 13h55

La mère de la petite Fiona, Cécile Bourgeon, condamnée à cinq ans de prison après la mort de sa fille de 5 ans en mai 2013, a tenté de se suicider samedi soir en prison. Ses jours ne sont pas en danger.

Détenue à la maison d'arrêt de Lyon-Corbas, "Cécile Bourgeon a tenté samedi soir de mettre fin à ses jours par voie médicamenteuse, en avalant une centaine de pilules", a déclaré à l'AFP une source préfectorale, confirmant une information du Progrès.

Aussitôt secourue, "elle a été transportée vers un hôpital à Lyon. Son pronostic vital n'est pas engagé", a ajouté une porte-parole de l'administration pénitentiaire.     

Aucune autre précision sur le déroulement des faits n'a été communiquée. "Cela ne me surprend pas car elle supportait de moins en moins cette détention qui lui paraissait parfaitement injuste compte tenu de la décision du peuple-juge", a réagi son avocat, Me Gilles-Jean Portejoie, informé du sort de sa cliente par l'AFP. 



Le 26 novembre 2016, Cécile Bourgeon avait été acquittée par la cour d'assises du Puy-de-Dôme du chef de violences volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner. Son ancien compagnon Berkane Makhlouf a été condamné à 20 ans de réclusion. La cour l'avait en revanche condamnée à cinq ans de prison pour quatre délits, notamment "non-assistance à personne en danger" et "dénonciation de crime imaginaire" pour avoir monté de toutes pièces le scénario de la disparition de Fiona dans un parc de Clermont-Ferrand, en mai 2013. Son procès en appel doit se tenir du 9 au 20 octobre.


En avril, la Cour de cassation a confirmé le maintien en détention de Cécile Bourgeon, qui demandait à comparaître libre lors de son procès en appel, envisagé pour l'automne, devant la cour d'assises du Puy-en-Velay (Haute-Loire).
"Quarante six mois de détention (pour des délits) de nature correctionnelle, c'est du jamais vu !", a ajouté Me Gilles-Jean Portejoie qui va formuler une quatrième demande de remise en liberté de sa cliente le 8 août.

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