Affaire du petit Grégory : les époux Jacob clament leur innocence

Affaire du petit Grégory : les époux Jacob clament leur innocence©Panoramic

publié le samedi 30 janvier 2021 à 19h37

37 ans après le meurtre de Grégory Villemin, la lumière n'a toujours pas été faite sur cette affaire hors norme. Mis en cause, les époux Jacob, Marcel et Jacqueline, grand-oncle et grand-tante de Grégory, réfutent toute implication dans une interview à l'Est Républicain.

C'est une affaire qui a toujours défrayé la chronique et entraîné d'innombrables rebondissements ou fausses pistes. Le 16 octobre 1984, Grégory Villemin, 4 ans, est retrouvé mort, noyé, pieds et mains liés dans la Vologne. Le drame se déroule à Lépanges, dans les Vosges. De nombreuses personnes ont été suspectées, dont Bernard Laroche, abattu par son cousin et père de la victime, Jean-Marie Villemin, convaincu de sa culpabilité. Les époux Jacob, Marcel et Jacqueline, grand-oncle et grand-tante du petit Grégory, ont aussi été la cible des soupçons de la justice. "Notre nom est jeté en pâture. On veut dire stop", clame aujourd'hui pour la première fois Marcel Jacob, dans les colonnes de l'Est Républicain.



"Pas de raison d'avoir peur si la justice fait son travail"

En 2017, lui et son épouse ont été mis en examen pour "enlèvement" et "séquestration suivie de mort", avant que cela ne soit annulé en 2018 pour vice de forme. Ils ont néanmoins passé quatre jours en prison. "Je n'en pouvais plus", se souvient Marcel Jacob. Le couple clame son innocence, expliquant avoir été au travail au moment des faits. L'époux se souvient même de ce jour avec une certaine précision : "Nous avons travaillé de 13h à 21h. Nous étions délégués du personnel, et à 14h30, nous avons eu une réunion syndicale avec la direction. Quitter l'usine en douce ? Si quelqu'un était dehors sans motif, il était licencié". Dans cette interview dans l'Est Républicain, les deux se défendent sur chaque élément qui est avancé. "Je n'ai jamais rien écrit, je n'ai jamais écrit une lettre !" martèle Jacqueline Jacob, alors que des lettres anonymes avaient été envoyées à la famille pendant plusieurs mois avant la mort de Grégory.

"Je n'ai pas de raison d'avoir peur si la justice fait bien son travail. Nous n'avons absolument rien à voir dans la mort du petit Grégory [...], assure Marcel Jacob. Là, on bousille notre fin de vie. Alors que nous avons la conscience tranquille". En décembre dernier, de nouvelles auditions ont eu lieu dans l'entourage familial et le voisinage, selon le Parisien. De nouvelles analyses ADN vont également avoir lieu grâce aux avancées technologiques. Mais pour l'instant, il n'y a toujours aucune conclusion ni coupable du meurtre du petit Grégory.

Vos réactions doivent respecter nos CGU.