Affaire des dîners clandestins : "C'était un énorme poisson d'avril qui a marché", se défend Pierre-Jean Chalençon

Affaire des dîners clandestins : "C'était un énorme poisson d'avril qui a marché", se défend Pierre-Jean Chalençon
Le Palais Vivienne à Paris, propriété de Pierre-Jean Chalençon soupçonné d'y avoir organisé un dîner clandestin le 1er avril.

, publié le mardi 06 avril 2021 à 13h23

Soupçonné d'organiser des dîners clandestins de luxe à Paris, le propriétaire du Palais Vivienne a assuré mardi matin sur BFMTV que ce n'était pas le cas et qu'il avait été piégé par les journalistes de M6. 




"Je n'organise pas de dîners, ni de soirées. Je n'organise rien du tout au palais Vivienne ou ailleurs", a assuré mardi 6 avril Pierre-Jean Chalençon sur BFMTV.

Pourtant dans un reportage diffusé ce week-end sur M6, dans un lieu présenté comme "un restaurant clandestin situé dans les beaux quartiers", où les participants et les serveurs ne portaient pas de masques et ne respectaient pas les gestes barrières, malgré l'épidémie liée au Covid-19, le collectionneur et propriétaire du Palais Vivienne, hôtel particulier à Paris, à la voix modifiée mais rapidement identifiée, se vantait d'organiser des dîners clandestins et d'avoir été dans plusieurs restaurants avec "un certain nombre de ministres". La soirée du reportage en question se passait le 1er avril. 

Face à la polémique, le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin a demandé une enquête administrative au préfet de police de Paris pour vérifier les faits rapportés. Puis le procureur de Paris Rémy Heitz a ouvert une enquête pénale.

"Si les gens n'ont pas un peu d'humour, c'est qu'ils n'ont rien compris. C'était un énorme poisson d'avril qui a marché", a assuré Pierre-Jean Chalençon, démentant une nouvelle fois avoir organisé des dîners clandestins. D'où viennent ces images du 1er avril alors ? 

"Vous savez que je suis spécialiste de Napoléon 1er. Et que cette année, nous allons fêter le bicentenaire de la mort de Napoléon. J'ai décidé avec mon équipe de célébrer Napoléon. J'organise alors des dîners, des déjeuners napoléoniens et des visites. J'espère une réouverture assez prochaine. Mais nous avons anticipé et la semaine dernière, c'était une sorte de soirée zéro. Nous avons mis en exergue quelques tables et invité quelques personnes, peut-être une douzaine, et elles sont parties très tôt", a expliqué l'ancien animateur d'"Affaire conclue".  Il a par ailleurs assuré qu'aucun dîner n'avait été organisé. "Nous avons fait comme s'il y avait une soirée au palais, mais il n'y avait rien à manger. Une soirée pour faire des photos, pour montrer aux entreprises et aux chefs d'entreprises le palais Vivienne. Nous avons fait une mise en situation à l'identique. En plus, je n'ai pas de cuisine. Depuis le mois de décembre, je suis sans cuisine", a-t-il insisté.  

"J'ai été piégé", a estimé Pierre-Jean Chalençon. "Je ne mets pas M6 dans le lot mais j'ai eu une violation de domicile. On m'harcèle, on enregistre ma conversation. Et là j'étais excédé parce que toute l'après-midi on m'a harcelé au téléphone", a-t-il expliqué. "Je vous dirai que j'étais très énervé et quand je suis énervé, je suis un petit peu brut de décoffrage. Donc j'ai répondu, bien entendu je fais des soirées, et tous les soirs je fais des trucs avec des ministres. Mais c'était une blague!", a-t-il assuré. 



 

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