Affaire des assistants parlementaires : nouvelle perquisition au siège du FN

Affaire des assistants parlementaires : nouvelle perquisition au siège du FN
Marine Le Pen, le 15 février 2017, à Strasbourg

Orange avec AFP, publié le lundi 20 février 2017 à 18h00

Une nouvelle perquisition a eu lieu lundi 20 février au siège du Front national à Nanterre (Hauts-de-Seine), dans le cadre de l'affaire des soupçons d'emplois fictifs d'assistants au Parlement européen.

Dans un communiqué de presse publié en début d'après-midi, le parti commente l'opération judiciaire : "Pour la seconde fois a lieu une perquisition des mêmes bureaux, s'agissant des mêmes faits présumés, ce qui confirme que la première perquisition a été infructueuse", estime le FN au sujet de cette enquête.

Le parti dénonce "une opération médiatique" visant à "perturber le bon déroulement de la campagne électorale présidentielle" et à "tenter de nuire à Marine Le Pen au moment même où sa candidature effectue une importante percée dans les intentions de vote, notamment pour le second tour".

Vendredi, Mme Le Pen a démenti avoir reconnu l'emploi fictif de son garde du corps comme assistant parlementaire, contredisant un rapport de l'organisme antifraude de l'Union européenne. Cet organisme avait été saisi en mars 2015 par le président du Parlement européen, Martin Schulz. A cette époque, les soupçons portaient sur les conditions dans lesquelles étaient employés et payés 20 assistants d'élus frontistes au Parlement européen, car leurs noms apparaissaient aussi sur l'organigramme du parti en France.


En parallèle, le parquet de Paris s'était saisi du dossier qui a débouché mi-décembre sur l'ouverture d'une information judiciaire confiée à des juges d'instruction.

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