Affaire Benjamin Griveaux : l'ex-candidat aux municipales a déposé plainte, une enquête ouverte

Affaire Benjamin Griveaux : l'ex-candidat aux municipales a déposé plainte, une enquête ouverte
L'ex-candidat aux municipales à Paris, Benjamin Griveaux.

, publié le samedi 15 février 2020 à 20h23

Le dépôt de plainte vise une "atteinte à l'intimité de la vie privée".

Quelques jours après la diffusion de vidéos et messages à caractère sexuel, l'ex-candidat aux élections municipales à Paris a réagi aujourd'hui en déposant une plainte, comme l'avait annoncé son avocat, Me Richard Malka. 


Cette plainte a été déposée dans les locaux de la direction régionale de la police judiciaire et les investigations ont été confiées à la Brigade de répression de la délinquance à la personne (BRDP).Me Richard Malka a précisé que la plainte avait été déposée contre X.

"Nous porterons plainte contre tous ceux qui ont violé la loi, qui ont violé le respect de la vie privée qui était dû à Monsieur Griveaux, évidemment", avait prévenu l'avocat. "La loi punit de la même façon ceux qui diffusent initialement et ceux qui relaient.

Qu'ils soient pseudo députés, pseudo artistes, pseudo gilets jaunes, militants...Pour moi ce sont tous des égoutiers et ils seront poursuivis pour la diffusion de cette vidéo", a poursuivi Richard Malka. 

L'avocat a également expliqué douter que Piotr Pavlenski soit le seul responsable de la diffusion des vidéos . "Clairement, je ne crois pas du tout qu'il ait agi tout seul" a-t-il affirmé.

Relayer des images privées à caractère sexuel sans le consentement des personnes concernées est en effet un acte sévèrement réprimé depuis 2016 et l'adoption de la loi "pour une République numérique". La diffusion de ce que l'on appelle le "revenge porn" est passible de 2 ans d'emprisonnement et 60.000 euros d'amende. La loi prévoit de punir tous ceux qui participent à la diffusion de ces images, même par une simple republication sur les réseaux sociaux.

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