Affaire Benalla : l'enquête a été confiée à un juge d'instruction

Affaire Benalla : l'enquête a été confiée à un juge d'instruction
Alexandre Benalla aux côtés d'Emmanuel Macron, pendant sa campagne présidentielle, le 14 décembre 2016.

Orange avec AFP, publié le dimanche 22 juillet 2018 à 13h15

Le parquet a requis le placement sous contrôle judiciaire des cinq suspects.

Après la levée de la garde à vue d'Alexandre Benalla et de Vincent Crase, samedi 21 juillet, le parquet de Paris a annoncé, dimanche 22 juillet, l'ouverture d'une information judiciaire confiée à un juge d'instruction, notamment pour "violences en réunion" et "immixtion dans l'exercice d'une fonction publique".



Les deux hommes sont au cœur d'une polémique après la sortie d'une vidéo, publiée par Le Monde le 18 juillet, où ils frappent des manifestants, le 1er mai dernier.

Trois autres étaient également en garde à vue, samedi 21 juillet. Le parquet a requis le placement sous contrôle judiciaire des cinq suspects. Alexandre Benalla, ex-chargé de mission à l'Elysée, Vincent Crase, employé de La République en marche, ainsi que trois hauts gradés de la police doivent être présentés au juge d'instruction, ce dimanche 22 juillet, et pourraient être mis en examen.

Trois policiers et un employé de la République en marche également mis en cause

Alexandre Benalla et Vincent Crase ont été filmés en train de frapper et malmener des manifestants, lors des rassemblements du 1er-Mai à Paris, alors qu'ils accompagnaient les forces de l'ordre en tant qu'"observateurs". Les policiers mis en cause sont soupçonnés d'avoir fourni à l'ex-chargé de mission à l'Elysée des images de vidéo-surveillance, soit après la révélation par le quotidien Le Monde de l'identité du conseiller de l'Elysée apparaissant sur des vidéos diffusées sur les réseaux sociaux.

L'information judiciaire a aussi été ouverte pour les chefs de "port et complicité de port prohibé et sans droit d'insignes réglementés par l'autorité publique", "port prohibé d'arme de la catégorie B", "violation et recel de violation du secret professionnel", "détournement et complicité de détournement d'images issues d'un système de vidéo-protection", a précisé le parquet de Paris.

Concernant les contrôles judiciaires, le parquet a requis pour Alexandre Benalla et Vincent Crase l'interdiction d'exercer une fonction publique ou une mission de service public, de détenir une arme et d'entrer en contact avec d'autres protagonistes de l'affaire. Pour les trois policiers, il a demandé notamment une interdiction d'entrer en contact avec d'autres protagonistes du dossier.

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