Aéroport d'Orly : des files d'attente interminables à cause de la sécurité, les passagers excédés

Aéroport d'Orly : des files d'attente interminables à cause de la sécurité, les passagers excédés
Des passagers patientent le 21 décembre 2010 à l'aéroport de Marseille-Provence (illustration).

Orange avec AFP, publié le mercredi 12 juillet 2017 à 12h30

En cette période de forte affluence, passagers et compagnies aériennes interpellent les autorités aéroportuaires face à l'immense pagaille qui règne à l'aéroport parisien Orly.

Les voyageurs n'en peuvent plus.

Depuis plusieurs semaines, les files d'attente s'étirent à perte de vue dans les couloirs d'Orly. Passer les filtres de sécurité relève du parcours du combattant. Bagages à la main, les vacanciers sont obligés de prendre leur mal en patience et les vols affichent parfois jusqu'à deux heures de retard. "Ça fait plusieurs semaines qu'on attend longtemps au niveau des contrôles", a raconté un passager d'une trentaine d'années au Parisien. La raison de ce désordre : un renforcement des contrôles conjugué à des effectifs insuffisant chez les policiers.

Sur Internet, les esprits se lâchent. "Bon courage à ceux qui vont rater leur avion", "trois heures de file d'attente pour embarquer. Je croyais que nous étions des humains mais non, nous sommes juste du bétail" ou encore une photo d'un panneau annonçant une attente estimée à 1h20 avant d'accéder aux détecteurs de métaux.







Face à l'afflux des départs et au durcissement des fouilles de sécurité, la police se trouve démunie. "La situation est compliquée. En plus du renforcement des contrôles, l'augmentation du trafic aérien et les travaux en cours accentuent forcément les retards", a expliqué Jacques Guyomarc'h, directeur de la police aux frontières (PAF) d'Orly, au Parisien. "La police essaie de s'adapter pour mieux contrôler les 115.000 passagers quotidiens", fait-il valoir. La PAF souhaite notamment que soit généralisé le système automatique de reconnaissance des empreintes pour faciliter le travail de ses agents.



Une réunion était organisée mardi à Matignon pour faire le point sur la situation. Étaient présents des représentants de l'Union des aéroports français (UAF) et de la Fédération nationale de l'aviation marchande (FNAM). Les deux organisations veulent une réponse rapide de la part de l'État et espèrent le déploiement des sas automatiques de contrôle.

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