Adolescent agressé à Paris : "Il est angoissé, il a peur", témoigne sa mère

Adolescent agressé à Paris : "Il est angoissé, il a peur", témoigne sa mère©Capture d'écran CNews

publié le lundi 25 janvier 2021 à 15h20

Victime d'une violente agression vendredi 15 janvier à Paris, Yuriy est sorti du coma artificiel dans lequel il avait été plongé lors de son admission à l'hôpital. Mais l'adolescent de 15 ans est encore "très perturbé", comme l'a raconté sa mère au micro de CNews. 

Les images de vidéo-surveillance relayées sur les réseaux sociaux avaient fait craindre le pire, mais la famille Kruchenyk peut être soulagée : les jours de Yuriy ne sont plus en danger.

L'adolescent avait été violemment agressé par une dizaine d'individus vendredi 15 janvier à Beaugrenelle (Paris), non loin de son collège. Roué de coups de pied, de batte de base-ball et de barre, il avait été placé en coma artificiel à son admission à l'hôpital.  


 

"Il veut parler, mais il n'y arrive pas" 

Si son pronostic vital n'est plus engagé, le collégien âgé de 15 ans garde encore de sérieuses séquelles à la suite de cette agression. "Il est angoissé, il a peur, a raconté sa mère, Nataliya Kruchenyk, ce lundi matin au micro de CNews. Il est très perturbé. J'espère qu'avec le temps, il va réussir à effacer cette histoire de sa tête. Il veut parler, mais il n'y arrive pas pour le moment, il ne prononce que des demi-mots... C'est un peu compliqué." Elle se félicite néanmoins que son fils "arrive à bouger, ce qui est très bon signe." 

Les investigations, quant à elles, se poursuivent afin d'identifier les auteurs de ce lynchage. D'après les informations du Figaro, les enquêteurs se concentreraient sur des jeunes originaires de Vanves (Hauts-de-Seine), venus dans le XVe arrondissement de la capitale avec l'intention d'en découdre, quelques jours après une altercation ayant impliqué des collégiens du quartier. Aucune interpellation n'a encore été effectuée, mais la mère de Yuriy, qui a lancé un appel à témoins sur les réseaux sociaux et communique quotidiennement depuis, ne désespère pas. "C'est très, très long, car il s'est déjà passé beaucoup de temps, a-t-elle reconnu. Mais je suis patiente, et j'espère avoir la réponse à mes questions."

Vos réactions doivent respecter nos CGU.